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8 adresses pour savourer l’hiver grand-parisien, tout en douceur et en gourmandise

A travers le parc naturel du Vexin / © Vianney Delourme pour Enlarge your Paris
À travers le parc naturel du Vexin / © Vianney Delourme pour Enlarge your Paris

L'hiver transforme le Grand Paris en un territoire aux contrastes magnifiques : friches givrées, cafés refuges, musées baignés de lumière rase, tables rurales, clubs technos sous le périph, chemins de nature accessibles en métro et randonnées dépaysantes à bien moins d'une heure de train. Voici huit adresses pour traverser la saison sans hiberner.

La Végétale : un bain de nature au bout des quais du métro (Créteil, 94. M8)

On ne s’attend pas à ça en sortant du terminus de la ligne 8. Et pourtant : la Végétale, promenade paysagère qui relie Créteil aux plaines du Val-de-Marne et aux premières nappes forestières du plateau briard, est l’un des meilleurs antidotes au gris parisien. Et elle commence au bout des quais. En hiver, les prairies sont rases, les plans d’eau fument dans le froid, les silhouettes des tours se découpent net dans l’air sec. C’est beau comme un film en noir et blanc — sauf quand on croise un joggeur en fluo. Depuis quelques semaines, la ligne de câble C1 — premier téléphérique d’Île-de-France accessible avec le passe Navigo — prolonge la ligne 8 jusqu’à la forêt par les airs. Un parfait passeport vers le vert. Même en février. À vivre : craquer pour les poulets et les œufs de la ferme bio du plateau Briard.

Lire le reportage complet : La Végétale : 20 km pour les piétons, les cyclistes et la biodiversité

Le Doyenné : la campagne grand-parisienne se mange (Saint-Vrain, 91. RER C)

Ferme restaurée magnifique, cour silencieuse, potager en dormance, cheminée monumentale : Le Doyenné est une expérience autant qu’un restaurant. Harry Lester et Shaun Kelly cuisinent le territoire avec une précision rare : légumes racines, herbes fumées, bouillons délicats, viandes maturées. Ici, l’automne ne se contemple pas : il se goûte. Le lieu incarne à lui seul le renouveau du terroir grand-parisien, ce que nous racontons en détail dans notre reportage. À vivre : arriver un peu avant le service pour marcher dans le potager ou dans la forêt régionale voisine, ancien parc du château devenu propriété d’Ile-de-France nature.

Lire le reportage complet : Le Doyenné, le gastro au milieu des champs qui sublime le terroir grand-parisien

Crécy-la-Chapelle : la Venise briarde version brume (Crécy-la-Chapelle – 77. Ligne P)

À moins d’une heure de Paris, Crécy-la-Chapelle suspend le temps. Surnommée « la Venise briarde » pour ses canaux et ses reflets tranquilles, la cité médiévale devient un tableau impressionniste à l’automne : pierre blonde chauffée par la lumière rase, eau qui glisse sous les ponts anciens, arbres qui roussissent le long des berges. On y marche à hauteur d’œil et de pas : venelles sinueuses, moulin monumental, vallées préservées, bocage. Petite idée en plus : faire la boucle complète jusqu’au Moulin jaune, pour saisir les plus belles perspectives et même si le moulin est fermé jusqu’au printemps. Ou s’offrir une pause lecture gourmande à la librairie café de Crécy-la-Chapelle avec vue sur les canaux.

Lire le reportage complet : Balade à Crécy-la-Chapelle, entre vieilles pierres, vallée préservée et moulin hors du commun

Un dimanche après-midi de cirque à l’Académie Fratellini (Saint-Denis – 93. RER D)

Sous la grande halle métallique de l’Académie Fratellini, les dimanches d’automne ont une magie particulière. Les élèves – funambules, acrobates, circassiens – présentent des numéros en cours de création : fragiles, drôles, fulgurants, souvent bouleversants. Le public, familial et bienveillant, accompagne l’apparition de ces formes nouvelles. C’est l’une des rares occasions de voir l’art en train de naître. À vivre : arriver tôt pour profiter de la lumière douce qui baigne le site. Ou sauter sur l’occasion du prochain apéro-cirque pour siroter un jus sous les trapèzes…

Lire l’article complet : Après trois ans de travaux, l’Académie Fratellini se réinvente sans perdre son âme

Choukran Sentier : un shoot de soleil marocain par temps gris (Paris, Ligne 3)

Quand le temps hésite entre gris et bruine, Choukran est un refuge immédiat. Le msemen toasté, la kefta juteuse, les légumes marinés et les kémias colorées offrent un concentré de chaleur. Le kazdal est presque un chauffage d’appoint – mais délicieux. À tester, résolument. Et notre conseil : arriver avant 12 h 30 pour éviter la file.

Lire la chronique complète : J’ai testé Choukran, l’adresse marocaine feel good qui secoue la street food parisienne

Le MAC VAL a 20 ans : l’art contemporain au chaud à Vitry (94, Tram T9)

Depuis vingt ans, le MAC VAL propose une vision singulière de l’art contemporain depuis la banlieue sud. En automne, la lumière rase sublime les œuvres et les salles plus calmes deviennent de véritables espaces de respiration.
La relecture anniversaire de la collection permanente invite à regarder autrement le Grand Paris : ses voix, ses mémoires, ses colères et ses espoirs. À vivre : prolonger la visite par une marche jusqu’à la Seine sous les platanes dorés… même si c’est un peu loin. Et rentrer bien fatigué, par la ligne C. 

Lire la chronique complète : Venez souffler les 20 bougies du MAC VAL ce week-end à Vitry-sur-Seine

Sous le périph, les nuits technos rallument les nuits d’hiver (Paris, Ligne 7)

Le froid tombe, le son monte. Sous les arches du périph, Kilomètre25, Nexus et les programmations hybrides de Glazart offrent des nuits électriques où le béton devient cathédrale. Line-up pointus, danseurs infatigables, scénographies industrielles : une scène unique en Europe. Notre recommandation : commencer par un dimanche électro, plus doux mais tout aussi vibrant.

Lire l’article complet : À la veille de l’ouverture du Mia Mao, plus grand club électro du Grand Paris, où en est la Nuit parisienne ?

Le Vexin en train : l’hiver grandeur nature (Bonnières – 78. Ligne J, TER Nomad)

Pour celles et ceux qui aiment marcher dans des paysages amples, direction le Vexin français. Quelques dizaines de minutes suffisent pour passer des quais haussmanniens aux plateaux ouverts, aux vallées sinueuses et aux sous-bois dorés. L’automne y devient une grande respiration : feuilles qui tombent, brume fraîche, villages au loin, horizon dégagé. Notre reco : une boucle de 10 à 15 km, départ tôt, chaussures étanches, de Bonnières jusqu’à Giverny, ou la fameuse grande boucle de La Roche-Guyon (35 km) de Bonnières à Mantes-la-Jolie.

À lire : Ceux qui aiment la rando (dans le Vexin) prendront le train et Saison de chasse en Île-de-France : comment randonner sans stress ?