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7 lacs et plans d’eau accessibles en RER ou Transilien depuis Paris

Paddle du côté de Crécy-la-Chapelle en Seine-et-Marne / © Bastien Hugues
Paddle du côté de Crécy-la-Chapelle en Seine-et-Marne / © Bastien Hugues

La voiture, ce n'est pas le sésame. Pas obligatoire en tout cas si on a envie de passer une journée au bord de l'eau, d'un lac ou d'une rivière, pour un pique-nique, lire au frais, piquer une tête ou s'initier au paddle. Avant de filer en RER, rappelons qu'on a déjà à Paris le lac Daumesnil dans le bois de Vincennes : 12 hectares, des barques en bois toute l'année et deux îles. Mais quand on a fini de tourner autour, l'Île-de-France entière est à portée de Navigo. Voici 7 plans d'eau accessibles en moins d'une heure, classés par desserte.

À l’est : la Marne, évidemment

L’île de loisirs de Vaires-Torcy, l’héritage olympique

C’est le lac qui a vu passer les champions du monde de canoë-kayak en 2024 et qui, depuis, ouvre ses installations au commun des mortels. 350 hectares, deux plans d’eau, trois rivières artificielles : Vaires-Torcy joue dans une autre catégorie que le reste de la sélection.

Desservie par la gare de Vaires – Torcy (Transilien P depuis Gare de l’Est) ou par Chelles – Gournay (RER E), avec une marche d’environ 15 à 20 minutes ou un bus, l’île de loisirs combine deux plans d’eau aux vocations bien différentes, c’est important à savoir avant de s’y rendre avec une bouée gonflable. Le lac de Vaires est le bassin sportif. C’est là que se sont tenues les épreuves olympiques d’aviron et de canoë-kayak. On y pratique paddle, kayak, voile, dériveur, catamaran. La baignade y est interdite ; ce n’est pas le décor de carte postale, c’est un terrain d’entraînement. Le lac de Torcy voisin, lui, ouvre sa plage de sable surveillée les week-ends et jours fériés en mai puis tous les jours de juin à fin septembre (6,35 € en plein tarif en 2026). Toboggans et jeux d’eau pour les familles.

La singularité du site, c’est le stade d’eaux vives et ses trois rivières artificielles : une rivière olympique de 300 mètres de rapides – celle qu’ont descendue les médaillés –, une rivière d’entraînement plus calme (150 mètres), et une rivière paysagère pour s’initier en douceur, où l’on pratique même le yoga paddle. Pour descendre la rivière olympique, c’est en rafting : séances encadrées ou sessions « liberté » surveillées (week-ends uniquement, sur réservation), accessibles dès 10 ans à condition de savoir nager. Compter autour de 29 € la séance. Pour avoir frôlé les vagues qu’ont domptées les champions, c’est presque donné.

Petit bonus : Pour pagayer sans sortir du périmètre urbain, un distributeur Kayakomat est installé au port de Joinville-le-Pont (RER A) : location de kayaks et paddles en libre-service, de mai à septembre, sur réservation en ligne. C’est la Marne des canotiers, celle des guinguettes et de l’île Fanac, facile d’accès et parfaite pour une première sortie à la pagaie. On a flâné sur ses traces dans un précédent reportage.

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Au nord et à l’ouest : trois grandes bases bien desservies

Cergy-Pontoise, la plage francilienne

C’est le grand classique du week-end, celui qui sauve les dimanches d’été quand on n’a pas anticipé. Familles, joggers, baigneurs : tout le monde y trouve son coin. Terminus du RER A à Cergy-le-Haut ou Cergy–Préfecture, l’île de loisirs de Cergy-Pontoise déploie une plage aménagée, des activités nautiques (voile, téléski nautique, paddle), un parcours d’acrobranche et des sentiers qui serpentent entre les plans d’eau.

L’été, la plage est très fréquentée ; il faut le savoir avant de venir. Mais à condition de marcher un peu sous les arbres, plus loin au bord du lac ou sur les berges de l’Oise, on retrouve la tranquillité bucolique. Pas de baignade côté Oise, mais une vraie respiration. Le site fait 250 hectares : il y a de la place pour s’éloigner.

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La base de loisirs de Saint-Quentin-en-Yvelines, eau et biodiversité

C’est le lac qui réconcilie le coureur du dimanche et l’amateur de hérons. Avec ses 150 hectares, dont une partie classée en réserve naturelle nationale, il est l’un des rares endroits en Île-de-France où l’on peut faire son tour de vélo en croisant des grèbes huppés sans se forcer.

Accessible en Transilien N ou RER C jusqu’à la gare de Saint-Quentin-en-Yvelines, le plan d’eau coche plusieurs cases à la fois. Entre la gare et la base, il faut traverser un plat de nouilles routier comme les villes nouvelles savent si bien en proposer. Ce n’est pas une partie de plaisir pendant un quart d’heure, même si les trottoirs sont là et que ce n’est jamais un problème, mais c’est vite oublié dès qu’on arrive au bord de l’eau.

La réserve borde la rive est : hérons, grèbes huppés et oiseaux migrateurs y attirent les observateurs aux jumelles. Le tour du lac se boucle en une douzaine de kilomètres à vélo sur un chemin plat, idéal en famille. La baignade est possible en saison dans les zones surveillées. Hors été, le site devient plus paisible, prisé des coureurs et des cyclistes ; on y croise davantage de runners en collant que de pédalos en juillet.

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La base de loisirs de Jablines-Annet, le plouf grand format

Sept plans d’eau, 500 hectares, une plage de sable surveillée et un camping : Jablines, c’est le lac qu’on choisit quand on a besoin de respirer large.

Depuis Paris-Est, le Transilien P dessert Esbly en une trentaine de minutes. À l’arrivée, deux options : attendre le bus – fréquences horaires à vérifier sur l’application Île-de-France Mobilités avant de partir – ou avoir embarqué son vélo dans le Transilien et arriver vite et bien au bord de l’eau. Atout supplémentaire : la gare de l’Est est l’une des gares parisiennes les plus « vélo-friendly ». Les Transiliens partent au même niveau que les trains de grandes lignes, ce qui évite d’avoir à porter son vélo dans des escalators au milieu d’une foule compacte plus ou moins bienveillante, ou de batailler avec des ascenseurs trop petits.

La base propose des activités nautiques complètes : voile, planche à voile et téléski nautique. La partie nord est plus sauvage, fréquentée par les pêcheurs qui connaissent les bons coins. On y vient pour l’espace : journée entière, voire nuit en cabane ou en tente. C’est l’un des rares endroits accessibles en transports où l’on peut dormir sans entendre une voiture.

Au sud : des plans d’eau plus discrets, plus paysagers

Les marais de l’Essonne, pour la marche lente et sauvage

Les marais ne ressemblent à rien d’autre en Île-de-France. On y marche sur des planches de bois posées au-dessus de l’eau, on entend des grenouilles, on lève la tête et on voit un héron prendre son envol. C’est presque dépaysant, alors qu’on n’est qu’à 45 minutes de Paris. Entre Ballancourt-sur-Essonne et La Ferté-Alais (RER D), la vallée de l’Essonne déploie un réseau de marais et de plans d’eau. Pas de baignade ; l’intérêt est ailleurs, dans les sentiers sur pilotis, les observatoires ornithologiques et la sensation de dépaysement.

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Le lac de Viry-Châtillon, la parenthèse rapide

Ce n’est pas le lac qu’on raconte au dîner. C’est celui qu’on prend un dimanche après-midi quand on veut juste sortir du périph pendant trois heures, sans logistique, sans pique-nique élaboré, sans rien. À 25 minutes en RER D de la gare de Lyon puis 10 minutes à pied, le lac de Viry-Châtillon propose une boucle d’environ 3 kilomètres, quelques terrasses et des pelouses très fréquentées le week-end. Le décor n’a rien de spectaculaire, et c’est ce qui fait son charme : on est en banlieue, on l’assume, on s’assoit sur l’herbe et on regarde les canards. La baignade n’est pas autorisée, mais une base nautique propose paddle et dériveurs à la belle saison, avec initiation possible.

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L’étang des Noës à La Verrière, l’option contemplative

C’est le lac où l’on vient observer plus que se distraire. Pas de baignade, pas de paddle, pas de glace au comptoir, juste un sentier, des roselières, et près d’une centaine d’espèces d’oiseaux qui s’y donnent rendez-vous. Classé réserve naturelle nationale depuis 2021, l’étang des Noës se rejoint à pied depuis la gare de La Verrière (Transilien N), en une quinzaine de minutes. Le tour se fait en environ une heure, entre roselières et lisière de forêt. La baignade y est interdite, tout comme le VTT. On vient pour marcher, observer et écouter. Vraiment écouter, parce que c’est l’un des rares endroits franciliens où le silence n’est pas un mythe.

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Ce qu’il faut savoir avant de partir

La plupart de ces sites sont accessibles avec un passe Navigo toutes zones. Pensez à vérifier les horaires de retour, surtout le dimanche soir : certaines lignes deviennent moins fréquentes après 20 h, et un train manqué se paie cher en humeur. La baignade n’est autorisée que dans les zones surveillées et aux horaires indiqués, généralement de juin à septembre. Dans les réserves naturelles (Essonne, partie classée de Saint-Quentin), la règle est simple : pas de baignade, pas de feu, pas de musique. Pour le reste, un sac léger, de la crème solaire, un cadenas si vous louez un vélo, et de quoi pique-niquer sans laisser de traces.

Pas de voiture, pas de péage, pas de logistique. Juste le bruit du train qui s’éloigne, et celui de l’eau qui s’en moque.

Le Cercle de voile des Boucles de la Seine à Montesson / © Cercle de voile des Boucles de la Seine
Le Cercle de voile des Boucles de la Seine à Montesson dans les Yvelines / © Cercle de voile des Boucles de la Seine

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