
On pensait que la fin des grands travaux d’été allait offrir un peu d’air aux voyageurs du RER D. Fin août, la SNCF annonçait pourtant 25 trains en moins par jour ; quarante-huit heures plus tard, Valérie Pécresse dénonçait à son tour une situation « inacceptable ». On fait le point pour vous.
À la rédaction, on s’était dit que ça allait faire un peu de bruit. Fin août, SNCF Voyageurs Île-de-France nous annonçait la suppression provisoire d’environ 25 RER D par jour de semaine, soit près de 5 % des circulations, notamment à cause des capacités de maintenance réduites du technicentre de Villeneuve-Saint-Georges, en travaux.
Quelques jours plus tard, nouveau courrier. Cette fois signé par Valérie Pécresse, présidente de la Région et d’Île-de-France Mobilités. Elle y juge la situation « inacceptable » et demande à SNCF Voyageurs et SNCF Réseau de corriger les dysfonctionnements. La ponctualité de juillet se situait autour de 85 %, soit quatre points sous l’objectif contractuel.
Une rentrée déjà compliquée
Avec la rentrée, les voyageurs ont déjà retrouvé les grands classiques du RER D : les rames qui arrivent et repartent pleines à Gare du Nord, Châtelet-les-Halles, Gare de Lyon ou Juvisy, les quais chargés et les trajets qui s’allongent au premier incident. Depuis, toute la presse s’est emparée du sujet. Et les deux courriers racontent bien la même chose : le problème du RER D ne vient pas seulement des trains. Les nouveaux RER NG arrivent, mais il faut encore les roder, les entretenir dans des ateliers eux-mêmes en travaux, moderniser les aiguillages et la signalisation, tout en encaissant des épisodes météo extrêmes comme ceux de cet été.
Après les grands travaux d’été, et notamment la rénovation des quais du RER D à Gare du Nord, les voyageurs s’attendaient sans doute à une rentrée un peu moins pénible. Raté. Car de l’argent, on en dépense : 5 milliards d’euros sont engagés sur la ligne, entre nouveaux trains, ateliers, signalisation et équipements. Mais pour l’instant, le résultat reste difficile à sentir au quotidien.
Des trains neufs ne font pas tout
Car un train qui arrive à l’heure, c’est tout un écosystème : du matériel disponible, des ateliers capables de l’entretenir, des voies et des aiguillages fiables, et des opérateurs qui arrivent à travailler ensemble. C’est précisément ce qu’avait montré le précédent audit du RER B. Pour passer du ressenti à l’analyse, Île-de-France Mobilités a donc décidé de faire appel à un expert indépendant. Sa mission doit débuter en novembre, sur le modèle du travail mené par Yves Ramette sur le RER B : comprendre précisément ce qui grippe le RER D et proposer un plan de redressement pour 2027-2028. Le nouvel expert doit commencer sa mission en novembre. La fin d’année sera longue.
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2 septembre 2026 - Région Ile-de-France