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Le grand jeu de l’oie du football francilien continue

Le Parc des Princes. Vianney Delourme pour Enlarge your Paris

Une vente du Parc des Princes relancée par la mairie de Paris, des projet de stades à Massy et Poissy toujours à l'étude, le Paris FC installé de l'autre côté de la rue à Paris et le FC Versailles replié dans l'ancienne maison du PSG : le football francilien est une saga.

Le football est un jeu mondial, et il se joue beaucoup dans le Grand Paris. Pendant que la planète foot bruisse de rumeurs de manœuvres post coupe du monde, le double champion d’Europe continue de se chercher un stade, et un modèle économique. À la rédaction, on a rouvert nos papiers de l’année pour faire le point. Le constat est simple : les grands clubs franciliens sont devenus des acteurs immobiliers qui cherchent leur place sur une carte du Grand Paris déjà bien pleine. 

Le Parc remis en jeu

Première case, le Parc des Princes. Anne Hidalgo avait juré qu’il ne serait jamais vendu. Élu en mars, Emmanuel Grégoire a obtenu en avril du Conseil de Paris le mandat pour négocier avec le PSG, soit pour une vente soit pour un bail emphytéotique, avec l’espoir d’un accord avant la fin de l’année. La couverture du périphérique fait partie du paquet. Dix ans après la tentative de Grignon, où le club voulait installer dix-huit terrains dans la plaine de Versailles avant d’être renvoyé à la case départ par les anciens de l’Agro, les élus et des agriculteurs, le PSG pourrait donc finir par rester chez lui.

Massy et Poissy attendent leur tour

Mais rien n’est signé, et les plans B restent ouverts. À Massy, le club regarde toujours la Tuilerie, le site de l’hypermarché Carrefour à deux kilomètres de la gare TGV. Les études courent jusqu’à l’automne et la Ville a promis un référendum si le PSG confirme son intérêt. À Poissy, Stellantis a acté la fin de l’assemblage automobile après 2028, et la dernière usine de voitures d’Île-de-France est devenue une emprise en bord de Seine, à deux pas du Campus PSG. Selon nos informations, le site n’est pas en pole position. Il a pourtant ce que Massy n’a pas : le RER A, bientôt le RER E à un quart d’heure de La Défense, et même un quai fantôme, le quai Talbot, ouvert dans les années 1960 pour les ouvriers de l’usine, fermé en 2004, qui ne demande qu’à rouvrir.

Pourquoi tant d’obstination pour 80 000 places, quand le Parc fait déjà le plein ? Parce que ce ne sont pas les tribunes qui rapportent, ce sont les loges. C’est comme dans un avion : la classe affaires paie le vol, l’économique fait l’ambiance.

Les voisins, eux, ont trouvé un toit

Face au Parc des princes, à Jean-Bouin, le Paris FC de la famille Arnault entame sa deuxième saison de Ligue 1. Le derby au Parc est fixé au 12 décembre. Plus à l’ouest, le FC Versailles d’Alexandre Mulliez, petit-fils du fondateur d’Auchan, a été chassé de Jean-Bouin par le Paris FC. Faute d’éclairage homologué à Montbauron, le stade versaillais, il joue désormais ses matchs à domicile au Camp des Loges, à Saint-Germain-en-Laye. L’ancienne maison du PSG.

Le Paris FC a pris Jean-Bouin, Versailles a pris Saint-Germain. Le PSG, lui, cherche toujours où habiter.

Un match du PSG au Parc des Princes. Vianney Delourme pour Enlarge your Paris

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