Voilà dix ans que les propriétaires qataris du PSG cherchent un bout de métropole à leur mesure pour s'offrir une alternative au Parc des Princes. Terres agricoles sanctuarisées, usines en sursis, nœuds ferroviaires convoités - chaque piste a fini en impasse. Et si la conclusion de cette épopée grand-parisienne était de rester là où ils sont ?

Le nouveau maire de Paris vient d’annoncer que la vente du Parc des Princes serait inscrite à l’ordre du jour du Conseil de Paris dès la mi-avril. Un revirement de taille – son prédécesseur avait toujours refusé de céder l’enceinte au club qatari, proposant un bail longue durée jugé insuffisant pour justifier des centaines de millions d’investissement.
En parallèle, les propriétaires qataris ont récemment sondé leurs abonnés sur un éventuel déménagement en Île-de-France. Les résultats ne sont pas connus. De Grignon, terres agricoles sanctuarisées, à Massy et son nœud ferroviaire, chaque hypothèse a buté sur la même réalité : dans cette métropole, chaque hectare se dispute. Avec, au bout, une ardoise qui pourrait atteindre un milliard d’euros. À Poissy, le Campus PSG a déjà poussé sur d’anciens vergers de cerisiers — ceux-là mêmes qui, dans les années 1980, fournissaient les yaourts aux fruits d’une marque née à deux kilomètres de là, à Chambourcy. Chambourcy oh oui. Bye-bye les cerises, bonjour le béton.
Reste une évidence que peu de Grand-Parisiens contesteraient : le Parc des Princes a tout ce que Massy, Poissy ou Gonesse n’ont pas (encore) : une architecture signée Roger Taillibert, une atmosphère, et une accessibilité en transports en commun qui reste, pour l’instant, imbattable.


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28 mars 2026 - Paris