Dix ans après la fermeture des voies sur berge, Paris veut empêcher les voitures de traverser son centre historique sans s’y arrêter. On a lu les 40 pages de l'étude d’Airparif pour voir si cette règle, encore appliquée sans amendes, a changé la circulation et la qualité de l’air.
Dix ans après avoir retiré les voitures des bords de Seine, Paris essaie d’empêcher que son centre historique serve de giratoire à celles qui traversent la ville. Depuis novembre 2024, une zone à trafic limité couvre les quatre premiers arrondissements, de la Concorde aux abords de Bastille, entre les Grands Boulevards et la Seine. Pas de barrières rue Réaumur ni à l’entrée du Marais. On peut toujours venir en voiture pour travailler, livrer, faire une course ou voir quelqu’un. La règle vise les conducteurs qui entrent dans le quartier d’un côté et en ressortent de l’autre sans s’y arrêter. Pour l’instant, elle reste pédagogique : personne n’est verbalisé.

Pourquoi s’y intéresser maintenant ? Parce que l’étude publiée vendredi par Airparif permet de regarder ce qui s’est passé depuis. Entre 2023 et 2025, la circulation a baissé de 18 % dans la zone, contre 8 à 12 % dans les autres secteurs parisiens étudiés. Près de l’avenue de l’Opéra ou du boulevard Henri-IV, où d’autres aménagements ont aussi été réalisés, la baisse est encore plus forte.
Moins de voitures, c’est moins de dioxyde d’azote au bord des rues. Le rapport estime que plus de 90 000 Parisiens, dans la zone et ailleurs dans la capitale, bénéficient d’une amélioration marquée de la qualité de l’air. Il ne met pas tout au crédit de la nouvelle règle : pistes cyclables, changements de voirie et baisse générale de la circulation ont aussi joué. Mais pour ceux qui passent leurs journées ici, ce changement discret compte.
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26 septembre 2026 - Paris