
Casque homologué sur la tête, gilet jaune sur le dos : depuis le 8 août, un arrêté préfectoral impose la panoplie complète aux conducteurs de trottinettes électriques à Paris et en petite couronne, sous peine de 135 euros d'amende. Et le gouvernement imagine une extension à toute la France. Vélos compris.
C’est la fin de la trottinette cheveux au vent. Un arrêté de la préfecture de police, publié vendredi 8 août, rend obligatoires le port d’un casque homologué et d’un gilet de haute visibilité (ou d’un équipement rétro-réfléchissant) pour tous les conducteurs de trottinettes électriques, gyropodes, monoroues et hoverboards circulant à Paris, dans les Hauts-de-Seine, en Seine-Saint-Denis et dans le Val-de-Marne. L’obligation vaut de jour comme de nuit, pistes cyclables comprises. Les contrevenants s’exposent à 135 euros d’amende pour l’absence de casque et 35 euros pour l’absence de gilet. La préfecture de police invoque « la hausse préoccupante des accidents graves et mortels » impliquant ces engins, deux mois après la mort d’un adolescent de 13 ans percuté en trottinette à Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine).
Les cyclistes ne sont pas concernés. Pas encore. Car au niveau national, où le casque ne reste obligatoire que pour les moins de 12 ans à vélo, le gouvernement a demandé à la Sécurité routière d’étudier une généralisation de l’obligation à l’ensemble du territoire, cyclistes compris. Une manière de contourner le Parlement, où une proposition de loi déposée en septembre 2025 dort toujours en commission, les précédentes tentatives ayant échoué face à la crainte de décourager la pratique du vélo.
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9 août 2026 - Métropole du Grand Paris