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Nos 6 refuges insoupçonnés pour échapper à la canicule dans le Grand Paris

Le canal de l'Ourcq à Pantin / © Vincent Migrenne - Mig20
Le canal de l’Ourcq à Pantin / © Vincent Migrenne – Mig20

Votre appartement est une cocotte-minute et la rue vous recrache sa fournaise au visage ? Vous n'êtes pas seul : dans la Métropole du Grand Paris, un logement diagnostiqué sur cinq est une passoire thermique. Mais le frais (relatif) existe, à portée de marche ou de Navigo. Forêts, églises, bords de rivière, centres commerciaux, piscines, cimetières : voici la liste de vos alliés inattendus contre la canicule.

Sous les arbres, le climatiseur tourne jour et nuit

Filez sous les frondaisons : il y fait jusqu’à 7°C de moins qu’en plein cagnard aux heures où l’asphalte fond (programme Cooltrees, INRAE). L’ombre coupe le soleil, les feuilles transpirent et rafraîchissent l’air — climatisation gratuite, bande-son d’oiseaux comprise. Reste que l’arbre des villes en bave autant que nous : grillé le jour, privé de répit la nuit par le béton qui lui renvoie la chaleur emmagasinée. D’où le génie des parcs après le coucher du soleil : eux ne restituent pas la fournaise de la ville minérale. Paris l’a compris et garde plusieurs jardins ouverts jusqu’à minuit l’été, davantage les jours de canicule — et la petite couronne s’y met.

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Les églises : fraîches, mais pas neutres

Poussez la porte d’une église : la pierre épaisse y entretient une fraîcheur de cave, et nul besoin d’être en ligne directe avec le Très-Haut pour en profiter. Mais on n’est pas dans un hall de gare climatisé. C’est un lieu vivant, où l’on prie et où l’on se recueille — alors on entre comme chez quelqu’un, à voix basse et tête nue. Bonne nouvelle, il y en a partout : chaque bourg de la couronne s’est bâti autour de son clocher, des villages de l’Hurepoix aux centres-villes les plus denses.

Le frais sans façon : centres commerciaux et salles de fraîcheur

Plus prosaïque, le centre commercial climatise sans vous demander votre avis : inutile de plonger la tête dans le bac à glaçons. Et de plus en plus de mairies ouvrent des salles de fraîcheur, refuges climatisés où l’on tient quelques heures à l’œil.

Au bord de l’eau, et dans les piscines

Le long des rivières, l’air circule et l’eau qui s’évapore fait baisser le thermomètre. La baignade vous tend les bras : résistez, c’est dangereux et presque partout interdit. Pour barboter sans risque, direction la piscine — de plus en plus de municipales ouvrent gratuitement les jours de forte chaleur, vérifiez la vôtre.

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Les cimetières, oasis insoupçonnées

Pas besoin de vous cacher dans les catacombes : les cimetières feront l’affaire. Ce sont des parcs qui s’ignorent, ombragés, étrangement paisibles un jour de canicule — pendant le Covid, bien des Grands Parisiens y avaient retrouvé la nature la plus proche de chez eux. Et l’on y boit gratis : leurs robinets, prévus pour arroser les tombes depuis un décret de 1804 qui a banni les morts hors des villes, donnent une eau parfaitement potable. De quoi remplir la gourde entre deux allées.

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Le plus simple : marcher au fil de l’eau

Au fond, la meilleure parade tient en trois mots : suivre l’eau. La Marne et la Seine, mais aussi l’Yvette, l’Yerres, l’Orge, la Bièvre, le Croult, le Réveillon, ou le Petit Morin déroulent un peu partout des berges sauvages et ombragées, taillées pour la flânerie. Pour trouver la vôtre, rendez-vous sur notre site.

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