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Finale PSG–Arsenal du 30 mai : où voir le match dans le Grand Paris ?

Un match du PSG au Parc des Princes. Vianney Delourme pour Enlarge your Paris

Après le saccage de l'exposition Yann Arthus-Bertrand place de la Concorde dans la nuit du 6 au 7 mai, le préfet de police n'est probablement pas d'humeur généreuse. Tour d'horizon des écrans géants qui pourraient survivre aux arbitrages sécuritaires du 30 mai.

Sur la place de la Concorde, dans la nuit du 6 au 7 mai, en marge de la qualification du PSG face au Bayern, l’exposition « Vivre ensemble » de Yann Arthus-Bertrand a été saccagée. Une centaine de tirages sur cent-quatre-vingts endommagés, le mobilier en bois renversé, les photographies grand format piétinées. Cent vingt-sept interpellations dans les débordements. Voilà l’image qui aura présidé à tous les arbitrages sécuritaires des trois semaines à venir. La préfecture de police, déjà très réticente après la finale 2025, n’aura aucune raison de se montrer généreuse pour le 30 mai.

À Paris intra-muros, l’incertitude domine donc. La mairie, sous l’impulsion d’Emmanuel Grégoire, est favorable à l’installation d’une fan zone, mais le lieu et les modalités de sécurité restent à arbitrer avec la préfecture. La même configuration avait abouti en 2025 à un refus pur et simple, contourné a minima par la mairie du 17e dans la salle Jacques Chirac.

Au Parc des Princes, en revanche, le PSG devrait reconduire ce qui avait fait recette l’an dernier : écrans géants installés sur la pelouse, fan zone avenue des Princes, animations dans les coursives. La billetterie ouvrira sur billetterie.psg.fr quelques jours avant le coup d’envoi, en priorité aux abonnés, à des tarifs accessibles (10 à 40€ en 2025).

En Seine-Saint-Denis, le maillage avait été le plus dense de la métropole : Saint-Denis place Jean-Jaurès (4 000 places), Aulnay-sous-Bois sur deux sites, Noisy-le-Grand aux jardins de l’hôtel de ville (6 000 places), Drancy au parc de Ladoucette, Épinay-sur-Seine au parc de l’hôtel de ville, Bondy au stade Léo Lagrange. À l’ouest, Suresnes avait ouvert le stade Maurice-Hubert et Saint-Germain-en-Laye le stade Georges-Lefèvre, ancien Camp des Loges. Saint-Quentin-en-Yvelines avait mobilisé son Vélodrome (6 000 places sur réservation), Conflans-Sainte-Honorine son parc du Prieuré, Carrières-sous-Poissy son hôtel de ville, Trappes le stade Chansac. Dans le Val-d’Oise, le complexe Pierre-de-Coubertin de Garges-lès-Gonesse avait réuni Saint-Prix et la commune hôte autour de 900 places.

Reste un argument qui pourrait infléchir les arbitrages : le coup d’envoi à 18h, heure française. C’est nouveau. L’UEFA a décidé en août 2025 de bouleverser la tradition pour faciliter le retour des supporters et toucher un public familial. Un match en plein jour finissant vers 20h offre, mécaniquement, des conditions de gestion des foules plus sereines qu’une rencontre nocturne. La préfecture pourrait s’en saisir pour autoriser ce qu’elle a refusé l’an dernier. Ou pas.

À défaut, le match passe en clair sur M6 et sur Canal+. Les bars parisiens, qui revendiquaient 3 000 à 4 000 retransmissions en 2025, prendront une nouvelle fois le relais.

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