
Une plateforme d'annonces immobilières a analysé l'empreinte carbone des logements département par département. Verdict inattendu : vivre en banlieue parisienne serait moins polluant que d'habiter dans le Massif central. Un chiffre à prendre avec des pincettes, mais qui pose de vraies questions sur ce qu'on mesure vraiment quand on parle d'écologie du quotidien.
Une plateforme immobilière vient de publier une étude sur l’empreinte carbone des logements par département. Résultat : le Grand Paris s’en tire mieux que le Massif central. De quoi froisser quelques pulls en laine du Larzac.
Bon, soyons honnêtes : les données viennent de Jinka, une appli d’annonces immobilières, pas du GIEC. Et elles ne portent que sur le logement : isolation, chauffage, surface par habitant. Le Cantalou doit prendre sa voiture bien plus souvent que l’habitant du Grand Paris, qui lui a son passe Navigo comme sésame et tapis volant. Mais pour continuer d’empiler les clichés : s’il fait son jardin, achète local plus qu’une fois par an au Salon de l’agriculture et ne prend l’avion qu’aux années bissextiles, il a probablement une empreinte globale bien meilleure que le Parisien qui se fait livrer ses sushis en scooter thermique avant de filer à Lisbonne le week-end, ou qui se console d’un vin chaud à un marché de Noël en croyant acheter local.
Mais il y a quand même un truc. La densité, ça compte. Dix personnes dans un immeuble moyen, ça chauffe moins qu’une grande maison pour deux au milieu des champs, aussi bien isolée soit-elle. Et quand tout est à portée de métro, on brûle moins de carbone pour aller chercher son pain.
Jinka appelle ça la « diagonale du vide écologique ». C’est un peu cruel pour les 500 000 Cantalous, mais c’est vendeur. Et ça pose malgré tout une vraie question : celle du métabolisme urbain, du coût réel de la densité, de ce qu’on choisit de mesurer et de ce qu’on préfère oublier. Un bémol pour finir : ce calcul ignore la « dette grise », le CO2 bétonné dans les infrastructures métropolitaines. Quand on l’intègre, le Cantalou retrouve peut-être le sourire… sous son pull en laine du Larzac.
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18 février 2026 - Cantal