
Un vélo, un train et surtout pas de voiture : autour de Paris, le réseau ferré permet de transformer une journée de pédalage en véritable petite échappée. De la Marne au Vexin, de la Bièvre à Fontainebleau, voici six parcours déjà testés par Enlarge your Paris, avec le train pour point de départ, ligne d’arrivée ou voiture-balai.
Le week-end, le train devient votre voiture-balai
Avant de partir, une règle change tout. Le week-end et les jours fériés, les vélos non pliés peuvent être embarqués gratuitement dans les RER et trains Transilien sans restriction horaire, dans la limite de la place disponible. En semaine, ils sont autorisés avant 6 h 30, entre 9 h 30 et 16 h 30, puis après 19 h 30. Autrement dit : en dehors des heures de pointe, on peut monter avec son vélo et surtout construire des itinéraires qui ne reviennent pas forcément à leur point de départ.
Pour les TER qui dépassent l’Île-de-France, les règles peuvent varier selon la ligne et la période : réservation, nombre de places ou conditions d’emport peuvent changer. À vérifier avant de partir. Pour les six parcours ci-dessous, on reste dans le périmètre Transilien ou RER.
Paris – Fontainebleau : 85 km de Seine et un train pour rentrer
C’est la grande échappée de cette sélection, et celle qui pousse le plus loin l’idée du train comme voiture-balai. On part directement des berges de Seine à Paris et l’on suit le fleuve vers le sud, en empruntant une portion de la Scandibérique. Au début, la ville montre ses coulisses : Ivry, Vitry, les Ardoines, les cimenteries, l’A86 et les avions d’Orly. Puis, autour du Coudray-Montceaux, le décor bascule. La Seine devient franchement campagnarde, les chemins de halage prennent le relais et l’on finit par atteindre Samois-sur-Seine puis Fontainebleau.
Comptez environ 85 km et près de six heures de vélo. Ce n’est plus une promenade du dimanche, mais l’itinéraire est largement plat. Et surtout, inutile de refaire les 85 km dans l’autre sens : de la gare de Fontainebleau–Avon, la ligne R vous ramène à Paris-Gare de Lyon.
Le parcours EYP : Paris – Fontainebleau, une échappée verte à vélo
Montigny-sur-Loing : 38 km sur l’une des plus longues véloroutes du monde
Il suffit de descendre de la ligne R à Montigny-sur-Loing pour se retrouver, deux kilomètres plus tard, sur la Scandibérique. Cette immense véloroute relie la Norvège à l’Espagne ; on se contentera ici d’une boucle de 38 km où le canal du Loing, le Loing et la Seine servent de fil d’Ariane.
Le parcours passe par le marais d’Épisy, Moret-sur-Loing, Saint-Mammès, les Basses Godernes, Thomery et la plaine de Sorques. Une concentration assez spectaculaire de ce que le sud de la Seine-et-Marne sait faire de mieux : eau, patrimoine, villages et espaces naturels. Le tout sans avoir besoin de transporter son vélo depuis Paris si l’on choisit une location sur place. Sous réserve, bien sûr, de vérifier les disponibilités du loueur au moment de partir.
Le parcours EYP : À vélo sur la Scandibérique, l’une des plus longues véloroutes du monde
Lagny-sur-Marne : 32 km entre chocolat, lacs et château-miroir
À 25 minutes de Paris par la ligne P, la gare de Lagny–Thorigny sert de point de départ à une boucle de 32 km étonnamment variée. On commence au bord de la Marne, on passe par le lac de Vaires-sur-Marne, puis par l’ancienne chocolaterie Menier à Noisiel avant de traverser les étangs du Val Maubuée.
La suite est tout aussi improbable : château recouvert de miroirs à Rentilly, vieux moulin, campagne de la vallée de la Gondoire puis château de Guermantes, qui donna à Proust l’un des noms les plus célèbres de la littérature française. Le parcours est facile, même si une montée à Noisiel rappelle que la Marne n’est pas parfaitement horizontale. Comptez trois à quatre heures de vélo pour 32 km.
Le parcours EYP : Balade à vélo : la Marne bucolique
Valmondois : entrer à vélo dans les paysages de Van Gogh
On prend la ligne H, on descend à Valmondois et, presque immédiatement, le Grand Paris semble avoir changé d’échelle. Cette boucle de 33 km traverse le parc naturel régional du Vexin français en passant par les paysages d’Auvers-sur-Oise, les hauteurs de Pontoise, les champs du plateau et l’ancienne voie ferrée de Valmondois à Marines reconvertie en voie verte.
Le parcours est classé facile, mais ses 250 mètres de dénivelé suffisent à faire sentir quelques côtes. En échange, on traverse les paysages de Van Gogh, on domine l’Oise depuis les remparts de Pontoise et l’on termine dans la vallée du Sausseron. 3 heures de vélo sans les visites ; plutôt 5 ou 6 si l’on s’arrête vraiment en route.
Le parcours EYP : Balade à vélo : au cœur du parc naturel du Vexin
Rambouillet : 30 km entre château, étangs et grande forêt
La ligne N vous dépose au bord d’un territoire qui coche à peu près toutes les cases de l’échappée francilienne : une ancienne cité royale, un château, une immense forêt et suffisamment d’étangs pour oublier rapidement le périphérique. La boucle EYP fait 30 km pour environ quatre heures de vélo.
On commence par le domaine du château et ses curiosités du XVIIIe siècle – Laiterie de la Reine, Chaumière aux coquillages – avant de glisser sur les routes forestières vers les étangs du Coupe-Gorge et du Gruyer. Avec 177 mètres de dénivelé annoncés sur la fiche parcours, l’effort reste raisonnable. Et on retrouve la gare exactement où on l’a laissée.
Le parcours EYP : Balade à vélo : Rambouillet, parc, château et forêt
Saint-Quentin-en-Yvelines : 23 km entre ville nouvelle et sources de la Bièvre
C’est sans doute le parcours le moins attendu de la sélection. Depuis la gare de Saint-Quentin-en-Yvelines desservie par le RER C et les lignes N et U, cette boucle de 23 km fait dialoguer deux paysages qui semblent ne rien avoir à se dire : l’architecture post-moderne de la ville nouvelle et les vallées boisées où naît la Bièvre.
On longe l’étang de Saint-Quentin, pièce de l’ancien système hydraulique de Versailles, on croise les Arcades du lac et les compositions urbaines des années 1970-1980, puis on plonge vers l’étang du Moulin au renard et les bois de la vallée. Le retour traverse la forêt de Bois-d’Arcy et les anciennes rigoles royales. Quatre heures sont annoncées pour cette boucle facile de 23 km.
Le parcours EYP : Balade à vélo : de l’étang de Saint-Quentin aux sources de la Bièvre
Et si vous n’avez pas envie d’embarquer votre vélo ?
C’est l’autre avantage du train + vélo : plusieurs de ces parcours ont été pensés avec des solutions de location à proximité des gares. EYP a d’ailleurs réuni huit escapades franciliennes où le vélo peut être récupéré sur place. De quoi profiter du principe même avec un vélo trop lourd, trop précieux, ou simplement resté dans la cave.
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À lire avant de dépasser l’Île-de-France
Pour un week-end vers la Normandie, le Val de Loire, la Picardie ou la Champagne, ne transposez pas automatiquement les règles du Transilien : les conditions d’emport des vélos dans les TER sont devenues plus variables. EYP a fait le point en mai 2026 sur les réservations obligatoires, les capacités limitées et les refus possibles à quai.
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1 octobre 2026 - Rambouillet