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Coupe du monde 2026 : le Grand Paris, une fan-zone ouverte à tous

Le Mondial se dispute à 6 000 kilomètres du périph entre États-Unis, Canada et Mexique. Qu'importe : de Saint-Denis à Asnières, de Pantin au Forum des Halles, le Grand Paris a sorti les écrans géants du 11 juin au 19 juillet. Au choix : fan zones sponsorisées, food courts qui jouent les troisièmes mi-temps et projections communales plus familiales.

  

Le coup d’envoi a été donné le 11 juin et les Bleus entrent en lice le 16 contre le Sénégal à 21 h, heure bénie des terrasses. Bonne nouvelle : la métropole s’est transformée en gigantesque fan zone à ciel ouvert, et tout est desservi par les transports. Sans avion à empreinte carbone XL ni passeport biométrique, sans fouille au corps à la frontière des USA, sans billet FIFA à 1 000 euros. Un passe Navigo suffit.

Au nord, le foot est comme à la maison

À Saint-Ouen, La Communale revendique le titre de QG populaire du ballon rond avec baby-foot géant, mini-Coupe du monde pour les enfants et flocage de maillots. À Pantin, la Cité Fertile a converti ses extérieurs en fan zone dès le premier jour de la compétition. À la porte de la Chapelle, Central Chapelle, le petit dernier de l’Adidas Arena, déroule ses 3 500 m² entre diffusions, expositions et personnalisation de maillots. Et à Asnières-sur-Seine, les halles Flachat et des Victoires promettent des soirées festives à chaque match des Bleus. Le croissant nord du Grand Paris n’a jamais aussi bien porté son surnom de terre de foot.

La Seine comme ligne de touche

Le fleuve aussi joue le match. Au port de la Gare (13e), sponsorisé par une boisson gazeuse très sucrée, le Quai de la Photo devient jusqu’au 19 juillet un club éphémère de 1 000 m² en bord de Seine avec 800 places, matchs sur grand écran et DJ sets jusqu’à 2 heures du matin le week-end, terrasse avec vue sur Bercy comprise. Juste en face, La Felicità aligne cinq écrans géants dans sa halle industrielle. Et sur la rive d’en face, la péniche Le Mazette allumera ses écrans à tous les étages pendant toute la compétition. Réservation conseillée : le Grand Paris fluvial affiche vite complet.

Le foot comme au cinéma

L’idée la plus réjouissante du Mondial parisien est peut-être celle du Grand Rex (Paris 2e) : transformer la plus célèbre salle de cinéma de la capitale en tribune de 2 500 places, avec speaker et commentateurs en chair et en os. Tous les matchs des Bleus y seront projetés, ainsi que quelques affiches de gala comme Brésil-Maroc, le 13 juin à minuit. Comptez une vingtaine d’euros la place, moins cher qu’un aller simple pour le New Jersey. La Fédération française de football décline le concept dans neuf cinémas UGC et CGR avec son dispositif Cinéfoot.

Les écrans communaux

Et l’espace public, dans tout ça ? Paris intra-muros hésite encore – on y revient plus bas – mais les communes du Grand Paris, elles, n’ont pas attendu. Tremblay-en-France projette tous les matchs au parc de Tremblay jusqu’au 19 juillet, Noisy-le-Grand installe les Bleus dans les jardins de son hôtel de ville jusqu’à la finale, Bobigny dresse son écran sur le terrain d’Oslo, Nanterre projette France-Sénégal au tiers-lieu Vive les Groues (dont c’est le dernier été) et Sceaux au jardin de la Ménagerie. Mention très spéciale à Gentilly, qui retransmettra Haïti-Maroc le 24 juin à minuit au gymnase Maurice-Baquet, après une soirée festive lancée dès 17 h : le Mondial des diasporas se joue aussi en première couronne. Gratuit, en plein air, sans sponsor : la fan zone publique existe, elle est communale.

Sous le périph, sous la Canopée, sous les voûtes

Le génie grand-parisien consiste à faire la fête dans les interstices. Virage, l’open-air niché sous le périphérique dans le 17e, se transforme en fan zone à ciel ouvert avec écran géant et happy hours. Ground Control (12e), sous les voûtes de l’ancien dépôt ferroviaire de la rue du Charolais, programme 22 matchs de poule, un terrain de foot, des tournois gaming et une ligue de pronostics. Aux Halles (1er), Intersport installe sous la Canopée un club house gratuit jusqu’au 4 juillet : terrain de jeu, musée FFF, tournois 3 contre 3 – mais pas de retransmission : on vient ici pour jouer, pas pour regarder.

Mention spéciale au Parc de la Villette (19e), où Lego pose sa propre fan zone de 1 800 m² : gratuite sur inscription, 100 % sans alcool, avec une reproduction du trophée en briques haute de 4 mètres. La troisième mi-temps la plus sage de la métropole.

Saint-Denis, retour à la première étoile

On a gardé le meilleur pour la fin. À deux pas du Stade de France, le playground ZZ10 – inauguré en 2018 avec Adidas, 20 ans après le sacre de Zinédine Zidane et des Bleus – se transforme du 16 au 21 juin en fête populaire à ciel ouvert : concerts d’artistes encore tenus secrets, diffusion de matchs, maillots de légende, stands associatifs et de restauration, pour 1 500 personnes. C’est ici, un soir de juillet 1998, que l’équipe de France a décroché sa première étoile. 28 ans plus tard, le quartier où la France est devenue championne du monde s’apprête à y croire de nouveau. Et cette fois, tout le monde est invité.

Infos pratiques : 362, av. du Président Wilson, Saint-Denis (93), à équidistance des gares de La Plaine–Stade de France (RER B) et Stade de France–Saint-Denis (RER D et ligne H).

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