Artdevivre

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À la ville comme à la vigne

Grâce au coteau d'Issy Guinguette, manger au milieu des ceps de vigne n'est plus un privilège réservé aux seuls Bordelais et Bourguignons.

Un coteau parsemé de pieds de vigne, coiffé d’un olivier et qui sert de lieu de répét à une chorale de grillons. Onnnnn di-rait le suuud… de Paris. Eh oui ! Ce décor digne d’un roman de Pagnol n’est autre que celui du restaurant Issy Guinguette. Installé dans une ancienne maison de chantier en briques, il offre un dépaysement unique en son genre pour le Parisien ou le Grand Parisien en quête de ruralité citadine (concept emprunté à l’ethnologue Guy Barbichon, dont les ouvrages inondent les tables de chevet de la France entière).

Gâteau sur la cerise, l’endroit jouit d’une vaste terrasse sur deux niveaux, devenue le terrain de jeu d’un chat acariâtre que le personnel – fort sympathique – s’évertue à chasser à longueur de service. Par souci d’honnêteté, précisons tout de même que ce havre de paix est longé par la ligne C du RER, cependant facile à ignorer sans pour autant recourir à des boules Quiès.

Le savoir-faire de grand-mère

Côté cuisine, les plats qui se dessinent dans votre assiette font appel pour la plupart aux recettes de grand-mère (confit d’agneau de sept heures, cuisse de volaille fermière sauce moutarde, etc) et aux produits frais (poisson du jour, etc). La touche d’originalité est davantage présente au moment du dessert, parfaitement illustrée en cette soirée de fin août par le sabayon de fraises au sucre pétillant.

Enfin qui dit vignoble dit carte des vins, une chose prise très au sérieux par les maîtres des lieux, grands amis de Bacchus. À noter qu’en cas de grand froid, une cheminée se tient prête pour réchauffer les pieds et les âmes des convives. Qu’un verre de nectar d’Issy ou d’ailleurs aidera à retrouver une température corporelle décente.