
Deux gares pour partir, deux gares pour rentrer : cette balade au fil de l'Yerres varie de 7 à 19 km selon vos envies, entre Combs-la-Ville et Montgeron (RER D). Du moulin de Jarcy (XIIIe siècle) aux prairies d'Épinay-sous-Sénart, la rivière déroule un couloir naturel préservé qui traverse la ville sans jamais cesser d'être à la campagne. Avec, à mi-parcours, la maison du peintre Gustave Caillebotte pour une pause culture et un goûter dans les anciens communs.
En partenariat avec la Métropole du Grand Paris et l’Entente Axe Seine.
L’Yerres, un couloir naturel au cœur de l’urbain
L’Yerres, qui va se jeter dans la Seine à Villeneuve-Saint-Georges (Val-de-Marne), est l’une des rivières les plus discrètes et les plus généreuses du Grand Paris. Renaturée et largement préservée des constructions en raison des risques d’inondations, elle forme un magnifique couloir naturel qui permet de traverser des zones urbaines en étant presque à la campagne. Notre parcours en suit le cours dans le sens de l’eau, et le RER D fait le reste : deux gares de départ possibles (Combs-la-Ville – Quincy ou Boussy-Saint-Antoine), deux gares de retour (Brunoy ou Montgeron-Crosne). De 7 à 19 km, chacun compose sa rivière selon ses jambes.
Informations pratiques : Parcours modulable grâce au RER D. Version intégrale : de la gare de Combs-la-Ville – Quincy à celle de Montgeron-Crosne, 19 km, environ 5 heures de marche. Versions courtes : Combs-la-Ville – Quincy → Brunoy (14 km), Boussy-Saint-Antoine → Montgeron-Crosne (12 km), Boussy-Saint-Antoine → Brunoy (7 km). Types de sols : berges et sentiers aménagés (85 %), trottoirs (15 %) [à vérifier]. Penser à se munir d’eau et d’un éventuel pique-nique. Le parcours est à consulter et télécharger (GPX) sur ici. Pour rejoindre la gare de départ, consultez le calculateur d’itinéraires transilien.com.

Première étape : de Combs-la-Ville au moulin de Jarcy
Au départ de la gare de Combs-la-Ville – Quincy (Seine-et-Marne), on gagne rapidement les berges de l’Yerres, encore toute campagnarde. Vers le kilomètre 5, le hameau de Jarcy offre le premier grand moment du parcours : le moulin de Jarcy (XIIIe siècle) et l’ancienne abbaye du même nom, que prolonge une ferme équestre installée dans un corps de ferme médiéval entouré de vastes prés.
Variante : partir de Boussy-Saint-Antoine
Pour un parcours raccourci de 7 km, on peut démarrer à la gare de Boussy-Saint-Antoine (Essonne). On traverse d’abord une portion de ville comme on ne les aime pas — centre commercial, parkings, panneaux publicitaires partout, ce que certains urbanistes ont appelé la « France moche » — avant de retrouver très vite la rivière et son vieux pont du XVe siècle, qui l’enjambe comme si cinq siècles n’étaient rien.

Deuxième étape : de Boussy à Brunoy, la rivière préservée
Passé le vieux pont de Boussy-Saint-Antoine, la ville s’efface. On longe des berges bucoliques, des prairies humides, les jardins de belles propriétés bourgeoises du XIXe siècle. Les peupleraies qui bordent la rivière, initialement plantées pour produire du bois de construction et fabriquer des allumettes, offrent des zones d’ombre où se reposer. Les pêcheurs y sont nombreux aux beaux jours, et l’on croise des vaches et des chèvres qui pâturent sur les berges d’Épinay-sous-Sénart (Essonne). [À préciser d’après le tracé : la boucle par les hauteurs entre Boussy et Épinay vers le km 10 — motif et ambiance.]
À mesure que l’on approche de Brunoy (Essonne), les maisons de la rive droite se font plus cossues. Certaines possèdent de jolis jardins qui descendent jusqu’à la rivière, et parfois même des pontons ou de petits kiosques dans le goût du XIXe siècle. Les bords de l’Yerres furent longtemps un lieu de villégiature apprécié des princes puis de la bourgeoisie industrielle. La gare de Brunoy, à deux pas de la rivière, offre ici une première porte de sortie.

Troisième étape : chez Gustave Caillebotte, pause culture et goûter
À 1,5 km en aval de la gare de Brunoy, la ravissante propriété du peintre impressionniste Gustave Caillebotte à Yerres (Essonne) constitue la pause idéale. Le jardin se parcourt gratuitement, et l’on peut visiter l’ancienne demeure de la famille du peintre, où se tiennent régulièrement des expositions. Gustave Caillebotte a peint ici quelques-unes de ses toiles les plus célèbres, ses canotiers et ses baigneurs ayant précisément pour décor la rivière que vous venez de longer. Et pour joindre le goûter à la culture, les anciens communs de la propriété abritent désormais un café où reprendre des forces avant le dernier tronçon. [À vérifier : nom exact du lieu, jours et horaires d’ouverture.]
Zoom : une rivière renaturée
Si les berges de l’Yerres sont aujourd’hui si continûment praticables, c’est grâce à un patient travail de renaturation et d’aménagement mené par le SyAGE, le syndicat qui gère le bassin versant de la rivière. Sa « liaison verte » relie les communes riveraines par un cheminement dédié aux piétons et aux cyclistes, transformant une rivière autrefois privatisée par les fonds de jardins en bien commun métropolitain.

Quatrième étape : de Yerres à Montgeron, le final champêtre
Passé la propriété de Gustave Caillebotte, on poursuit vers l’aval par la liaison verte, entre Yerres, Crosne (Essonne) et Montgeron (Essonne), en passant par la Grande Prairie et le barrage. Une courte remontée hors des berges conduit à la gare de Montgeron-Crosne, terme du parcours.

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23 juillet 2026 - Brunoy