Culture

Photo humanum est

Loin d'être un sanctuaire dédié à l'un des monstres sacrés de l'objectif, la MaisonRobert Doisneause veut le temple de la photographie humaniste.

Maison Doisneau à Gentilly / DR

Et vous, connaissez-vous la photographie humaniste ? Si la question vous prend de court, inutile de trop vous creuser les méninges. Prenez la direction de la Maison de la photographie Robert Doisneau à Gentilly (94). Ah bon ? Ça existe !? Évidemment, votre satané scepticisme vous fait vous demander comment un lieu arborant un tel patronyme peut échapper à la lumière des flashs de la critique, à l’inverse de la Maison européenne de la photo (4e arr.). Allez comprendre… Il ne tient qu’à vous que cette anomalie prenne fin.

Priorité aux expos inédites

Mais ne vous y trompez pas. L’endroit, une belle bâtisse du XVIIIe en pierres de taille, n’est pas un sanctuaire dédié à Doisneau, Gentilléen de naissance. « Lorsqu’il a accepté de donner son nom à la Maison, il ne voulait surtout pas d’un musée », témoigne Annie-Laure Wanaverbecq, la directrice artistique. Depuis l’ouverture des lieux en 1996, cette historienne de la photographie veille à sélectionner des photographes qui disent quelque chose du monde qui nous entoure.

 

Exposition sur la Russie en 2012 à la Maison Doisneau / DR

« Cela va du reportage engagé aux sujets plus intimistes mais jamais de la photographie plasticienne. Dans tous les cas, ce sont toujours des expositions inédites en France. » Se sont ainsi succédés sur les murs de la vénérable maison les travaux de Stanley Greene, David Seymour, Serge Clément, Henriette Grindat, Jane Evelyn Atwood, Lucien Hervé ou encore Claudia Andujar. Si vous n’en connaissez aucun, ne soyez pas refroidi. Il n’est jamais trop tard pour apprendre. Et à raison de quatre expositions en moyenne par an, les opportunités ne manquent pas.