Culture
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Trois musées avec jardin avoisinant à ne pas rater en ce moment à Paris

Le musée du quai Branly - Jacques Chirac à Paris / @ Jean-Pierre Dalbéra
Le musée du quai Branly – Jacques Chirac à Paris / @ Jean-Pierre Dalbéra

Parce que notre mot d'ordre a toujours été nature/culture, voici trois expos parisiennes avec balade verdoyante à la clé. Idéal pour pallier le blues hivernal sans prendre l'avion. Et on vous prévient : l'une d'elles ferme dimanche soir.

Se perdre dans la forêt amazonienne au musée du Quai Branly

En entrant, on croirait pouvoir entendre le cri d’un ara et sentir une odeur de pluie diluvienne. Avec « Amazônia », le Quai Branly invite à un voyage visuel et sonore au cœur de la forêt amazonienne, grâce au travail impressionnant d’artistes autochtones, en dialogue avec les collections du musée. Au milieu des photographies, d’objets de culte et d’instruments, on semble presque traverser les fleuves, brumes et territoires d’Amérique du Sud aussi simplement que si on franchissait une porte battante.

Loin des clichés coloniaux, Amazônia propose une histoire de l’Amazonie du point de vue de ses habitants, plus incarnée que jamais. Pour prolonger le charme de cette immersion en terre inconnue, rendez-vous au petit jardin du musée, trop souvent oublié des visiteurs pressés. Ici, le paysagiste Gilles Clément a créé un havre de paix entre bambous, mares zen et microclimats recréés. À la nuit tombée, le jardin s’illumine de milliers de lumières bleutées, sortent de lucioles ou d’esprit, qui guident les derniers visiteurs vers leur retour au monde réel, juste en face de la Seine.

Infos pratiques : Amazônia, jusqu’au 18 janvier au musée du Quai Branly – Jacques-Chirac, 37, quai Branly (8e). Jardin du musée ouvert du mardi au dimanche de 9 h 15 à 19 h 30, le jeudi jusqu’à 22 h 15. Musée ouvert à partir de 10 h 30. Tarifs : de 11 à 14 €. Accès : gare de Champ de Mars (RER C) ou métro Bir-Hakeim (ligne 6) puis 10 min à pied. Plus d’infos et réservation conseillée sur quaibranly.fr

La Fondation Vuitton dans le bois de Boulogne / © Miwok (Creative commons - Flickr)
La Fondation Vuitton dans le bois de Boulogne / © Miwok (Creative commons – Flickr)

Lâcher prise dans les couleurs de la Fondation Louis-Vuitton

Ne vous faites pas avoir par les couleurs de ses tableaux. La Fondation Louis-Vuitton consacre sa grande exposition du moment à Gerhard Richter, maître de la brume, des tourbillons colorés et des paysages à peine réels. Celui qui étale la couleur comme de grandes flaques ne le fait pas que pour la beauté du geste, mais représente dans ses aplats ses doutes et questionnements, alors qu’il peint dans une Allemagne en proie à la (re)montée du nazisme. Ses œuvres déroutantes inondent les étages de la Fondation et créent une continuité avec les couleurs chatoyantes du Jardin d’acclimatation, situé juste en face.

Avec ses architectures de tous les pays et ses allées dessinées, ce jardin est le parfait remède pour retrouver espoir après une plongée dans l’inconscient richtérien. Créé par le naturaliste Geoffroy Saint-Hilaire avec l’impératrice Eugénie, le parc avait auparavant pour but d’acclimater les animaux au contact humain avant de les présenter au public. Aujourd’hui, 450 espèces y déambulent dans des enclos ou en liberté. On y trouve aussi de nombreuses attractions. L’idéal pour s’offrir une balade au milieu de ses décors de Noël, ou récompenser des enfants traînés de force au musée avec un tour de « Rivière enchantée » ou de la montagne russe « le Défi du dragon ». Une après-midi pleine de mouvements, dont toute la famille devrait se souvenir…

Infos pratiques : Gerhard Richter à la Fondation Louis-Vuitton jusqu’au 2 mars 2026, 8, avenue du Mahatma-Gandhi (16e). Musée ouvert tous les jours sauf le mardi de 11 h à 20 h. Tarifs : de 5 à 16 €. Billet combiné avec un accès au Jardin d’acclimatation (attractions non incluses). Accès : métro Les Sablons (ligne 1) ou bus 63 arrêt Fondation Louis Vuitton. Plus d’informations et réservations conseillée sur fondationlouisvuitton.fr

Le musée marmottan dans le 16e a bénéficié d’un legs conséquent du fils de Claude Monet, Michel / © Abac077 (Creative commons - Flickr)
Le musée marmottan dans le 16e a bénéficié d’un legs conséquent du fils de Claude Monet, Michel / © Abac077 (Creative commons – Flickr)

Rêver entre le musée Marmottan et les jardins du 16e arrondissement

Avec la nuit pointant le bout de son nez dès l’heure du goûter, impossible de ne pas somnoler les après-midi d’hiver. Pour s’inspirer pendant ses rêveries journalières, direction le musée Marmottan-Monet, qui explore les frontières mouvantes du sommeil dans son exposition « L’Empire du sommeil ». Ici, les peintres symbolistes de Monet à Hodler sont représentés comme de véritables explorateurs de nos mondes intérieurs dans une atmosphère feutrée qui se prête naturellement à cette plongée entre veille et songe. Devant les scènes de rêves et les corps endormis, difficile de ne pas bâiller d’envie…

Pour ne pas se laisser sombrer dans la boutique du musée, allez faire un tour dans les jardins du Ranelagh, une vaste étendue de verdure où un charmant kiosque se prête divinement à la flânerie amoureuse. Et pour ceux qui préféraient les longues balades où se défouler les gambettes, le bois de Boulogne vous ouvre ses bras juste un peu plus loin avec ses étangs et ses sentiers ombragés. Attention toutefois à ne pas vous transformer en Belle au bois dormant…

Infos pratiques : Exposition « L’Empire du sommeil » jusqu’au 1er mars au musée Marmottan-Monet, 2, rue Louis-Boilly (16e). Ouvert du mardi au dimanche de 10 h à 18 h, le jeudi jusqu’à 21 h. Tarifs : de 9 à 14 €. Accès : métro La Muette (ligne 9) ou Boulainvilliers (RER C). Plus d’informations et réservations sur marmottan.fr.

Jardins du Ranelagh ouverts tous les jours en accès libre, 1, avenue Prudhon (16e). Bois de Boulogne, ouvert tous les jours en accès libre.