Le RER E débarquera quai 2 à Mantes-la-Jolie le 28 février 2027
Publié le 6 juin 2026
1 minute de lecture

On vous l’annonçait en février : Mantes-la-Lointaine n’en avait plus pour longtemps. C’est désormais daté. Annoncée mardi au Salon des Maires d’Île-de-France, la mise en service du RER E jusqu’à Mantes-la-Jolie est calée au 28 février 2027. Près de quarante ans après le lancement du projet Eole, décidé en octobre 1989 sous le gouvernement Rocard, et promis tour à tour pour 2007, 2010, 2013, 2015, puis 2020. À l’échelle d’une telle attente, trois ans de retard tiennent presque de la ponctualité. À la clé : La Défense à quarante minutes au lieu d’une bonne heure, quatre trains par heure au lancement, le plein régime à six trains pas avant fin 2029. Et toute une ville à portée de Navigo – la collégiale, les Corot du musée de l’Hôtel-Dieu, et pour les amoureux de rando et de beaux paysages, le Graal francilien : la grande boucle de La Roche-Guyon.
Ironie de calendrier, le RER ultramoderne arrive quand l’automobile, elle, plie bagage. À Flins, Renault a cessé d’assembler des voitures en mars 2024 pour se reconvertir en Refactory dédiée à l’économie circulaire ; à Poissy, Stellantis en fera autant après 2028, abandonnant la dernière chaîne automobile d’Île-de-France au profit du démantèlement et des pièces détachées. Reste la question qui dépasse l’horaire de train : que fera-t-on de ce bord de Seine quand Paris sera à quarante minutes : Un immense quartier d’habitation ?
Quant aux travaux, ils ne s’arrêtent pas, ils changent d’objet : le prochain grand chantier de l’axe, c’est la rénovation de la ligne Paris–Le Havre, portée par la Ligne nouvelle Paris-Normandie aka LNPN, refondée début 2026, dont la pièce maîtresse sera le passage à quatre voies entre Saint-Lazare et Mantes. Les coupures du week-end ont encore de beaux jours devant elles.

À lire aussi : Mantes-la-Jolie ne sera bientôt plus « Mantes-la-Lointaine »
À lire aussi : Poissy, ville de Saint Louis, de Le Corbusier et des voitures. Surtout des voitures
À lire aussi : Le bois Saint-Martin : la forêt secrète au bout des quais du RER E
À lire aussi :Ceux qui aiment la rando (dans le Vexin) prendront le train