Où jouera le PSG en 2030 ?
Publié le 21 octobre 2026
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Le Parc des Princes. Vianney Delourme pour Enlarge your Paris
Pendant que la planète foot bruisse de rumeurs de manœuvres post-Coupe du monde, le double champion d’Europe continue de se chercher un stade, et un modèle économique. À la rédaction, on a rouvert nos papiers de l’année pour faire le point. Les grands clubs franciliens sont devenus des acteurs immobiliers qui cherchent leur place sur une carte du Grand Paris déjà bien pleine.
Pourquoi on joue
Le problème du Parc des Princes tient en un chiffre : 48 000 places, quand les grands clubs européens alignent des stades de 80 000, parfois 100 000 places. La taille compte parce qu’elle commande les recettes. Un grand stade fait entrer plus de monde, et surtout il permet de multiplier les loges. Au Parc, 5 000 places d’hospitalité rapportent près de 40 % des recettes des jours de match. Un stade, c’est comme un avion : beaucoup de classe économique pour l’ambiance, mais ce sont la business et la première qui remplissent le tiroir-caisse. Reste à savoir si le Parc peut offrir ça.
Première case : le Parc remis en jeu
Anne Hidalgo avait juré qu’il ne serait jamais vendu. Élu en mars, Emmanuel Grégoire a obtenu en avril du Conseil de Paris le mandat pour négocier avec le PSG, soit pour une vente, soit pour un bail emphytéotique [bail de longue durée, de 18 à 99 ans, Ndlr], avec l’espoir d’un accord avant la fin de l’année. Le club vise 60 000 à 70 000 places, tribunes reconstruites, et des études de faisabilité sont lancées. Le stade est coincé entre le 16e arrondissement et le périphérique, d’où la couverture du périphérique dans le paquet. Dix ans après la tentative de Grignon, où le club voulait installer 18 terrains dans la plaine de Versailles avant d’être renvoyé à la case départ par les anciens de l’Agro, les élus et des agriculteurs, le PSG pourrait donc finir par rester chez lui.
Deuxième case : Massy et Poissy attendent leur tour
Mais rien n’est signé, et les plans B restent ouverts. À Massy, le club regarde toujours la Tuilerie, le site de l’hypermarché Carrefour à deux kilomètres de la gare TGV. Les études courent jusqu’à l’automne et la Ville a promis un référendum si le PSG confirme son intérêt. À Poissy, Stellantis a acté la fin de l’assemblage automobile après 2028, et la dernière usine de voitures d’Île-de-France est devenue une emprise en bord de Seine, à deux pas du Campus PSG. Selon nos informations, le site n’est pas le favori. Il a pourtant ce que Massy n’a pas : le RER A, le RER E en février 2027 avec La Défense à un quart d’heure, et même un quai fantôme, le quai Talbot, ouvert dans les années 1960 pour les ouvriers de l’usine, fermé en 2004, qui ne demande qu’à rouvrir.
Troisième case : les voisins, eux, ont trouvé un toit
Face au Parc des Princes, à Jean-Bouin, le Paris FC de la famille Arnault entame sa deuxième saison de Ligue 1. Le derby au Parc est fixé au 12 décembre. Plus à l’ouest, le FC Versailles d’Alexandre Mulliez, petit-fils du fondateur d’Auchan, a été chassé de Jean-Bouin par le Paris FC. Faute d’éclairage homologué à Montbauron, le stade versaillais, il joue désormais ses matchs à domicile au Camp des Loges, à Saint-Germain-en-Laye. L’ancienne maison du PSG.
Le PSG, lui, ne sait toujours pas dans quel département il jouera en 2030.

Un match du PSG au Parc des Princes. Vianney Delourme pour Enlarge your Paris
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