Les feux monstres n’ont pas fini de ravager les massifs du Sud. En Île-de-France, on sécurise et on protège : les 25 000 ha du massif forestier de Fontainebleau, Trois-Pignons compris, sont fermés au moins jusqu’à la fin juillet. Raison officielle : sécheresse extrême et végétation carbonisée égale risque important de redémarrage. Dans les tourbières, le feu est fixé mais pas éteint : il couve toujours sous terre. Dans ce contexte, trois arrêtés préfectoraux ont été reconduits jusqu’au 31 juillet : interdiction de fréquentation du massif des Trois-Pignons cosignée par les préfets de Seine-et-Marne et de l’Essonne, des forêts domaniales de Fontainebleau et de la Commanderie. Les restrictions de circulation sur l’A6 ont été maintenues jusqu’au 27 juillet.
Mais pour les Trois-Pignons, c’est beaucoup plus grave. Selon l’ONF, la fermeture devrait durer au minimum un an, mais probablement bien plus. Les arbres sont comme piégés : parfois encore verts aux cimes, souvent morts aux troncs et aux racines. Sur le terrain, l’Office estime que les deux tiers tomberont, rendant l’accès à la forêt extrêmement dangereux. La replantation sera partielle : elle concernera quelques parcelles, pas les 2 000 ha ravagés. La forêt des 3 Pignons qu’on connaissait, c’est sans doute fini.
La Fondation du patrimoine a lancé une collecte nationale qui a dépassé les 880 000 euros, sur un premier palier d’urgence fixé à 2 millions, pour financer diagnostic, sécurisation et restauration des massifs franciliens.
