2027 : trois lignes de transport dans les starting blocks, dont une depuis 1989
Publié le 3 novembre 2026
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Ligne 18 : Saclay en janvier, Orly avant la fin de l’année 2027
Promises pour l’automne 2026, puis pour fin novembre, les premières gares de la ligne 18 n’ouvriront pas cette année : leur report à janvier 2027 est un secret de polichinelle. La Société des grands projets aurait transmis un dossier de sécurité incomplet, selon Mobilettre et Le Parisien, et son instruction dure en général quatre mois. Le tronçon relie Massy-Palaiseau au Christ de Saclay, dix kilomètres et quatre gares, dont Polytechnique et Université Paris-Saclay. Sur le viaduc, les rames ont atteint 110 km/h lors des essais de mars, quand la ligne 14 plafonne à 80. Les étudiants du plateau passeront donc les fêtes sans métro. Ils pourront toujours courir : le 8 novembre, La Grande Course de la ligne 18 part de la gare Université Paris-Saclay, à Gif-sur-Yvette.
Avant la fin de l’année, trois gares supplémentaires, Massy Opéra, Antonypole et Aéroport d’Orly, prolongeront la ligne jusqu’aux pistes, avec une correspondance avec la ligne 14. Palaiseau ne sera plus qu’à treize minutes d’Orly, contre quarante-cinq aujourd’hui. Versailles attendra 2030.
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RER E : Mantes, trente-huit ans après le début du chantier !
Décidé en octobre 1989 sous le gouvernement de Michel Rocard, puis promis pour 2007, 2010, 2013, 2015 et 2020, le projet Eole a collectionné les dates comme d’autres les cartes postales. La dernière, annoncée en juin au Salon des Maires d’Île-de-France, est fixée au 28 février 2027 : le RER E dépassera alors Nanterre-la-Folie pour filer jusqu’à Mantes-la-Jolie, en reprenant la branche de la ligne J qui passe par Poissy. Il y aura quatre trains par heure au départ, et six à partir de la fin 2029. Mantes-la-Lointaine se retrouvera à quarante minutes de La Défense, contre une bonne heure aujourd’hui, et à moins d’une heure de Magenta.
Pour la vallée de la Seine, c’est une nouvelle porte d’entrée sans voiture. À Mantes, la collégiale Notre-Dame et les Corot du musée de l’Hôtel-Dieu tiendront à un trajet de RER, tout comme les pâtisseries de L’Éphémère et les bords de Seine peints par Maximilien Luce. Les bons marcheurs pousseront jusqu’à la grande boucle de La Roche-Guyon, 32 kilomètres de falaises de craie.
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CDG Express : Roissy en vingt minutes, Sevran en spectateur
Le 28 mars à 5 heures, un premier train quittera la gare de l’Est pour rejoindre l’aéroport Charles-de-Gaulle en vingt minutes. Le suivant partira un quart d’heure plus tard, et ainsi de suite jusqu’à minuit, sept jours sur sept. Le billet coûtera 24 euros, 15 euros pour les abonnés Navigo. À Aulnay-sous-Bois, Drancy, Le Blanc-Mesnil ou Sevran, on le regardera passer sans pouvoir y monter. Sur une partie du tracé, il empruntera les voies de délestage du RER B et de la ligne K, celles qui servent aujourd’hui de soupape en cas de panne. Le voyageur muni d’une valise y gagne, le riverain de la ligne beaucoup moins.
Ce même voyageur aura droit à une petite douceur. En mars doit ouvrir un tunnel piéton de cinquante mètres sous la rue La Fayette, imaginé en 1999 et creusé à la pelleteuse et à la main, entre les gares du Nord, de Magenta et de l’Est. Les quelque 35 000 personnes qui font chaque jour la navette entre le Nord et l’Est n’auront plus à traîner leurs roulettes sur le trottoir, ni à prendre la ligne 5 pour une seule station.
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