Nos 12 recos pour la Toussaint dans le Grand Paris
La rédaction
Publié le 22 octobre 2021
1 minute de lecture
Cantine secrète, musée oublié, ferme dévergondée ou encore forêts aux teintes cuivrées, chacun des journalistes de la rédaction d'Enlarge your Paris vous livre ses coups de cœur pour la Toussaint.
C’est l’un de ces musées parisiens dont on se dit qu’il devrait bénéficier d’une plus grande popularité. Et, en même temps, un peu mesquinement sans doute, on est content de ne pas le partager avec trop de monde. Fin collectionneur de mobilier du XVIIIe siècle, Moïse de Camondo décide de faire construire en 1911 un hôtel particulier en lisière du parc Monceau (8e). La demeure, dont l’architecture s’inspire du Petit Trianon à Versailles, est inaugurée en 1914 et abrite les collections du maître de maison. Mais, en 1917, Nissim, le fils de Moïse, décède dans les combats de la Première Guerre mondiale. Dans son testament, Moïse de Camondo choisit de céder l’hôtel et ses collections à l’Union centrale des Arts décoratifs. Avec une demande très claire : que l’agencement des pièces ne change pas d’un iota et que demeurent en place les souvenirs de famille, dont les photos de Nissim. Pénétrer dans ce musée, c’est plonger dans un univers où XVIIIe et Belle Époque se télescopent. Les collections ramènent au Grand Siècle tandis que la cuisine ou la salle de bain évoquent un monde proustien. Au-dessus de tout cela plane une certaine mélancolie : le chagrin d’un père qui ne s’est jamais remis de la mort de son enfant.
Infos pratiques : Musée Nissim-de-Camondo, 63, rue de Monceau, Paris (8e). Ouvert du mercredi au dimanche de 10 h à 17 h 30. Tarifs : 12 € (plein tarif), gratuit pour les moins de 26 ans. Accès : métro Monceau (ligne 2) et Villiers (lignes 2 et 3). Plus d’infos sur madparis.fr
Un documentaire pour prendre la mesure du changement climatique
Le 10 novembre sort sur les écrans Marcher sur l’eau, le premier documentaire de la comédienne et réalisatrice Aïssa Maïga qui s’est intéressée à la façon dont le changement climatique bouleverse très concrètement la vie d’un petit village au Niger. Alors que les documentaires environnementaux ont très souvent tendance à sombrer dans un discours lénifiant, Marcher sur l’eau évite brillamment l’écueil et ne tend ni vers l’angélisme ni vers le misérabilisme. Au-delà du message écologique, Aïssa Maïga dresse le portrait franc et attachant de ces villageois que le manque d’eau fragilise sans décourager. Mardi 2 novembre à 19 h 30, la réalisatrice viendra présenter son film au cinéma Le Trianon à Romainville (Seine-Saint-Denis), rendu célèbre par l’émission La Dernière séance présentée par Eddy Mitchell. Pour avoir déjà vu le documentaire, on vous incite vivement à y aller en famille.
Infos pratiques : avant-première du documentaire Marcher sur l’eau au cinéma Le Trianon, place Carnot, Romainville (93). Mardi 2 novembre à 19 h 30. Accès : métro Mairie des Lilas (ligne 11) puis bus 105 arrêt place Carnot. Plus d’infos sur cinematrianon.fr
Halloween dans la friche du 6b
La tournée des voisins pour gratter des bonbons, ça va bien cinq minutes… Alors, le 31 octobre, pour un Halloween qui dépote, direction le 6b à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis). De 16 h à 18 h, enfants et ados pourront prendre part à des ateliers maquillage et déco (sur inscription à mediation@le6b.fr). À partir de 18 h, les minus pourront s’initier à l’art des platines qui leur seront confiées pour des DJ sets. Et, à 20 h, les adultes reprendront le pouvoir sur la musique (faut pas exagérer non plus…)
Infos pratiques : « Dimanche spécial Halloqueen au 6b », 6/10 quai de Seine, St-Denis (93). Dimanche 31 octobre de 18 h à 1 h du matin. Participation libre. Accès : gare de Saint-Denis (RER D et ligne H). Plus d’infos sur Facebook
Depuis la rue, rien n’indique que derrière la grande porte verte du 17 de la rue Bleue (10e) se cache un trésor gustatif. On traverse la cour, on grimpe à l’étage de la Maison de la culture arménienne et nous voilà dans une vaste salle à manger peuplée de grandes tables et qui nous embarque direct vers le Caucase. Ici, pas de chichi, des assiettes réconfortantes et parfumées, cuisinées et servies par un couple haut en couleur. Au menu (qui n’existe pas) : boreks au fromage, raviolis à la viande et aubergines farcies à des prix défiant toute concurrence.
Infos pratiques : cantine de la Maison de la culture arménienne, 17, rue Bleue, Paris (10e). Ouvert du lundi au samedi de 10 h à 15 h et de 19 h à 23 h. Plats entre 10 € et 15 €. Tél. : 01 48 24 63 89. Accès : métro Cadet (ligne 7). Plus d’infos sur Facebook
Le boulevard Magenta version zen
Calme et boulevard Magenta (10e) ne sont pas totalement antinomiques. Il suffit de s’écarter de quelques mètres de ce torrent urbain et de se faufiler derrière le nouveau square Alban-Satragne pour se retrouver dans un écrin de tranquillité et de verdure. On pourrait même, sans exagérer, dire qu’on s’y sent ailleurs. Réhabilitée en 2015, l’ancienne prison Saint-Lazare, qui avait été transformée en hôpital jusqu’à la fin des années 1990, abrite désormais une immense médiathèque mais aussi un jardin intérieur de 1 000 mètres carrés aux airs de cloître méditerranéen. Le lieu parfait pour une pause au vert lors d’une balade dans le quartier.
Infos pratiques : médiathèque Françoise-Sagan, 8, rue Léon-Schwartzenberg, Paris (10e). Ouverte du mardi au samedi de 14 h à 19 h, le samedi de 10 h à 18 h et le dimanche de 13 h à 18 h. Accès : métro Gare de l’Est (lignes 4, 5 et 7). Plus d’infos sur mediathequeducarresaintlazare.wordpress.com
Chez Léon, un relais routier au cœur de Paris
Rien n’a changé depuis 1960, année au cours de laquelle Odette et Joseph Grange ont ouvert leur relais routier Chez Léon (8e). Les nappes à carreaux et les meubles en formica sont toujours là et, si les fondateurs nous ont quittés, leur descendance a fièrement pris le relais. Niché derrière la gare Saint-Lazare, dans un quartier qui bouillonne mais pas franchement pour sa gastronomie, ce resto traditionnel fait figure de résistant. Touristes de passage, élèves du lycée Condorcet, employés de bureau et habitués se sentent ici comme à la maison autour d’œufs mayo, de frites maison et d’une bonne tranche de rosbif. Une adresse repère où l’on n’est jamais déçu !
Infos pratiques : Chez Léon, 5, rue de l’Isly, Paris (8e). Ouvert du mardi au vendredi de 7 h à 22 h, le samedi jusqu’à 19 h 30. Plats compris entre 4,90 € et 14 €. Tél. : 01 43 87 42 77. Plus d’infos sur Facebook
Le baroud d’honneur de la friche de la Cité fertile
À quelques pas du canal de l’Ourcq à Pantin (Seine-Saint-Denis) se trouve une friche comme on les aime : la Cité fertile. Installée dans une gare de marchandises de la SNCF, avec sa cour pavée parsemée de petits arbres, ses hangars en bois et une immense halle, l’endroit est une oasis au milieu de la ville, un lieu de fête, de réflexion, de rencontre et de formation. Hélas, la Cité fertile vit ses derniers mois. Elle doit bientôt être remplacée par un écoquartier tout en béton. On glissera sur l’absurde de cette histoire. Pantin n’a-t-elle pas autant besoin de lieux de beauté et de partage que de bureaux ? En tout cas, cette disparition annoncée est une raison de plus pour profiter des derniers moments de la Cité comme le Festival de l’économie solidaire (23 et 24 octobre) et le Marché de los muertos (31 octobre).
Infos pratiques : La Cité fertile, 14, avenue Édouard Vaillant, Pantin (93). Accès : Métro Aubervilliers – Pantin – Quatre chemins Ligne 7 / Gare de Pantin RER E. Plus d’infos sur citefertile.com
Le GR 75, le sentier qui enlace Paris
Depuis le déconfinement de mai 2020, rien ne vient assombrir la lune de miel que les Grand-Parisiens vivent avec la randonnée. Mais randonnée ne rime pas forcément avec chemin bucolique ou sentier forestier. À Paris, on compte ainsi 230 km de sentiers balisés dont le GR 75. « 75 » pour Paris mais aussi comme le nombre de jardins et de parcs traversés par ce tracé de 45 km qui se faufile entre les boulevards des maréchaux, le periph’ et la Petite ceinture ferroviaire. À faire en une fois, en deux, en trois ou en autant d’étapes que l’on voudra.
Plus d’infos sur mongr.fr. À lire également dans la rubrique Balades notre reportage sur le GR 75
Le dernier électrod’bal de l’année à la Ferme du bonheur
Créée il y a près de 30 ans sur une friche de l’université de Nanterre (Hauts-de-Seine) par Roger des Prés, artiste-paysan inclassable, la Ferme du bonheur figure parmi nos éternels coups de cœur. Il y a 13 ans, elle s’agrandissait de 4 hectares de terrains envahis d’acacias et de ronces au-dessus de l’autoroute A14 et le long des voies du RER A. Année après année, les résidents de la ferme, aidés par des volontaires venus des quatre coins du Grand Paris, ont transformé ce terrain abandonné en paradis agro-pastoral. Mais la Ferme du bonheur, ce n’est pas que du labeur. C’est aussi le lieu de fêtes improbables, les électrod’bals. Et la dernière de l’année aura lieu le 30 octobre.
Infos pratiques : la Ferme du bonheur, 220, avenue de la République, Nanterre (92). Dernière fête de l’année : le samedi 30 octobre de 15 h à 22 h. Programmation à retrouver sur Facebook. Accès : gare de Nanterre-Université (RER A). Plus d’infos sur lafermedubonheur.fr
Vous le savez si vous êtes un fidèle lecteur d’Enlarge your Paris, un quart du Grand Paris est recouvert d’espaces verts. Des espaces verts qui sont en train de virer au jaune et au rouge et dont vous pouvez profiter avec notre sélection de balades.
Infos pratiques : à lire dans notre rubrique Balades
Les sept merveilles du Grand Paris
Oubliez les pyramides d’Égypte, le colosse de Rhodes et les jardins suspendus de Babylone et partez à la découverte des sept merveilles du Grand Paris, de l’Axe Majeur à Cergy en passant par les falaises de craie du Vexin et les dolmens de la forêt de Meudon.
Infos pratiques : à lire dans notre rubrique Balades
Alcatraz en miniature
Vous échapper d’une cellule de la prison d’Alcatraz pour ensuite marcher en équilibre sans toucher le sol et ramper dans un conduit d’aération, voilà le genre d’épreuves dignes d’un film à grand spectacle qui vous attendent chez Time Tripper à Arcueil (Val-de-Marne). Cet escape game d’un genre nouveau vous fait traverser sept époques (Yucatan 850, Bunker 1944, Spaceship 3099…) dans lesquelles il vous faut à chaque fois résoudre des énigmes et relever des défis pour progresser dans l’aventure. Haletant tout autant qu’hilarant.
Infos pratiques : Time Tripper, 20, rue Marcel Vigneron, Arcueil (94). Ouvert tous les jours pendant les vacances scolaires. Tarifs : à partir de 25 €. À partir de 8 ans. Accès : station Laplace (RER B). Plus d’infos sur timetripper.fr
Le Far West comme si vous y étiez dans l'Est grand-parisien
A défaut de partir dans le grand Ouest américain, les fans de cowboys vont pouvoir mettre le cap sur l'Est grand-parisien jusqu'au 13 septembre pour assister à une compétition d'équitation western dans le décor somptueux du Bo Ranch à La Chapelle-la-Reine.
Mis en service en 1965, les "Petits Gris" de la SNCF prennent leur retraite. Début décembre, les street artistes Opera, Taroe et leurs guests ont été invités à peindre une rame en circulation jusqu'à la fin du mois.
Le Grand Paris aura dans quelques années son super métro, le Grand Paris Express. En attendant, plusieurs collectifs font le tour du propriétaire à pied. Une boucle de 100 km est notamment prévue les 23, 24 et 25 septembre qui reliera les sommets de la métropole.
48 heures pour découvrir l'agriculture urbaine dans le Grand Paris
Quel rôle joue l'agriculture urbaine dans le Grand Paris ? Pour le savoir, l'Association française d'agriculture urbaine professionnelle organise les « 48 heures de l’agriculture urbaine » pour faire découvrir les initiatives qui ont germé de part et d'autre du périphérique. Enlarge your Paris vous en a glané quelques-unes.
Le 16 décembre, le Comité de la randonnée pédestre de Paris organise une balade gratuite et ouverte à tous pour découvrir les illuminations de Noël entre la tour Eiffel et les Grands Magasins.
Un spectacle de Parkour gratuit pour poétiser la ville
Le temps d'un spectacle, la compagnie La Horde dans les pavés investit les rues et le mobilier urbain de plusieurs villes du Grand Paris afin de changer notre regard sur la ville et, surtout, retrouver notre âme d'enfant.