À la nuit tombée, le château de Vincennes vous en met plein les yeux

Jusqu'au 8 novembre, le château de Vincennes et son donjon de 52 mètres accueillent la deuxième édition de « Nuits de lumière », quatorze installations lumineuses et numériques signées par quinze artistes et studios venus de sept pays. Il reste quatre soirs pour y aller.
Nuit des Lumières 2026 au Donjon de Vincennes. DR
Nuit des lumières 2026 au donjon de Vincennes. DR

Le château de Vincennes a beau avoir près de huit siècles, il n’a pas fini de se laisser surprendre. Du pont-levis jusqu’au donjon, « Nuits de lumière » déroule un parcours libre parmi des œuvres lumineuses et numériques. La deuxième édition du festival invite à découvrir le monument autrement, en passant d’une installation à l’autre à son rythme.

Dès l’entrée, une silhouette semble courir contre les murs. Avec Run Beyond, l’artiste italien Angelo Bonello projette un personnage qui bondit en boucle, comme s’il cherchait à franchir les lignes du château. Plus loin, les visiteurs deviennent eux-mêmes partie du décor : Painting Mirror, de Maxime Touroute, capte leur image et la transforme en peinture numérique sur une façade.

Des œuvres interactives

Plusieurs installations invitent à participer. Avec Sym, une petite torche ou la lumière d’un téléphone devient un pinceau qui dessine en direct sur le mur du Pavillon du Génie. Quelle est ta bonne étoile ?, imaginée par Kaïros, propose aux enfants de contribuer à une fresque collective fluorescente. Et dans Seconde Peau 2.0, les gestes et les sons des visiteurs viennent modifier les projections sur la façade du château.

D’autres œuvres jouent avec les reflets et les perceptions. Dans la cour du donjon, ancienne prison royale, Domus Dolorum d’A.I.L.O. associe miroirs, ombres et création sonore. Oscillations, de Jésus Baptista, démultiplie les images des visiteurs dans un paysage de miroirs suspendus. Au pied de la Sainte Chapelle, les 48 colonnes lumineuses de Bruno Ribeiro dessinent une architecture dans l’architecture.

L’Histoire en lumière

Le donjon, haut de 52 mètres, sert lui aussi d’écran. L’artiste berlinois Daniel Rossa y projette ANA.ST13, un mapping qui joue avec les volumes et les perspectives du monument. La façade du pavillon du Roi accueille ensuite deux créations : De d’Artagnan à Joséphine Baker, un récit historique en huit tableaux réalisé par le collectif HAASKR à partir des archives du Service historique de la Défense, porté par la voix d’Emmanuelle Devos ; puis Le Grand Mix, signé Inook, qui fait entrer les grandes figures du château dans l’univers de la musique pop.

Le parcours réunit quinze artistes et studios venus de sept pays. Une bonne raison de lever les yeux, mais aussi de se laisser guider par la curiosité : entre les œuvres, c’est le château lui-même qui change de visage.

Nuit des Lumières 2026 au Donjon de Vincennes. DR
Nuit des lumières 2026 au donjon de Vincennes. DR

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