Battle de poulet-frites à Saint-Ouen, à deux pas du Master Poulet
Publié le 3 novembre 2026
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Le 11 avril, un Master Poulet ouvre rue Albert-Dhalenne, face à la mairie. Trois jours plus tard, la municipalité annonce sa fermeture, et des blocs de béton barrent bientôt l’entrée. Le tribunal administratif de Montreuil les fait retirer. Arrivent alors de gros pots orange plantés de palmiers. Le 11 septembre au matin, ils montaient encore la garde, et l’un d’eux jaunissait : le palmier n’est pas réputé pour tenir un siège en Seine-Saint-Denis.
C’est dans ce paysage que Libération et la Communale, avec la ville pour partenaire, posent la question du jour : quelle revisite du poulet-frites l’emportera ? Réponse de 13 heures à 15 heures, avec Alessandra Montagne, cheffe de Nosso dans le 13ᵉ, qui a grandi dans une ferme au Brésil, et Éric Guérin, étoilé en Loire-Atlantique. Jean Covillault, passé par Top Chef, joue presque à domicile : il a tenu à la Communale son restaurant éphémère, Des restes, refermé en mars 2025 sur une Disco Soupe géante.
Le marché local est déjà disputé. Master Poulet annonce le poulet entier à 7,50 euros. Au Bouillon du Coq de Thierry Marx, 37 boulevard Jean-Jaurès, où EYP s’était attablé à l’ouverture, une cuisse rôtie et ses frites fraîches coûtent 9,95 euros. Les chefs devront donc justifier leur revisite.
On aurait tort de ne venir que pour la volaille. Dès 9 heures, on cuisine en famille, puis on apprend à composer un menu pour quatre avec 20 euros, avant de passer aux bouillons et aux jus. À 11 heures, une conférence cuisinée raconte comment la nourriture fait récit. L’après-midi, le débat « Femmes & alimentation » précède celui sur l’IA en cuisine, qui n’a jamais eu à choisir entre la cuisse et le blanc. Pendant ce temps, un atelier s’attaque au flan et une rencontre réinvente l’ivresse sans alcool. Le soir, un grand banquet concocté par de Nadia Sammut, célèbre le goût, la transmission et le respect du vivant. Le programme ne dit pas s’il y aura du poulet frites.
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Où prolonger : nos adresses à Saint-Ouen
Le Bouillon du Coq. La table de Thierry Marx, sans réservation, pour une cuisse de poulet rôti et ses frites à moins d’un billet de dix. 37, boulevard Jean-Jaurès. Tous les jours de midi à 23 h. Métro Mairie-de-Saint-Ouen. Lire notre reportage
Bonne Aventure. Le resto-cave-bar à vin d’Alcidia Vulbeau, aux abords des Puces, avec de quoi manger entièrement veggie. Le poulet peut donc attendre. 59, rue des Rosiers. Métro Garibaldi. Lire notre guide des Puces
Storyboard. Une librairie où l’on feuillette la BD avec un café et les chocolate chip cookies de la maison. 56, rue des Rosiers. Métro Garibaldi. Lire notre guide des Puces
Le MOB Hotel. Un hôtel où l’on vient aussi pour la grande cour et le restaurant. 4-6, rue Gambetta. Métro Garibaldi. Lire notre guide des Puces
Les Gastropodes. Le bistrot du marché Dauphine, pour une pause au milieu des Puces. 138-140, rue des Rosiers. Métro Garibaldi. Lire nos adresses fétiches
Tropic Marché. L’épicerie antillaise, pour repartir avec du rhum ou de la glace au gingembre. 2, rue du Moutier. Métro Mairie-de-Saint-Ouen. Lire nos adresses fétiches