Où voir les couleurs de l’automne dans le Grand Paris : six balades à portée de Navigo
Publié le 29 octobre 2026
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De Sceaux à la Vallée-aux-Loups, l’automne sans la foule
Le parc de Sceaux est un enchantement, et c’est bien là son problème. Au printemps, Instagram en a fait la capitale francilienne du hanami : files d’attente sous les cerisiers, inscription obligatoire, pelouses piétinées, accès suspendus quand la foule déborde. À l’automne, plus personne ne fait la queue. Le long du Grand Canal, les peupliers prennent le relais des cerisiers et offrent un spectacle délicieux, qu’on a presque pour soi.
Juste à côté, il ne faut surtout pas manquer la Vallée-aux-Loups. C’est un parc géant, fait d’une mosaïque de petits et grands domaines que le département des Hauts-de-Seine a sauvés de l’urbanisation. Son arboretum rassemble plus de 500 espèces d’arbres, et en cette saison chacune vire à son rythme : l’ensemble devient un manteau d’Arlequin. Au milieu trône un cèdre bleu pleureur de l’Atlas planté en 1895, dont les branches s’étalent au ras du sol comme une immense chevelure.
La balade : de la gare Robinson (RER B), on traverse le parc Henri-Sellier, la Vallée-aux-Loups et le parc de la Roseraie avant de rejoindre le domaine de Sceaux. Retour par les gares de Sceaux ou du Parc de Sceaux (RER B).
À lire : Balade dans l’un des plus beaux parcs du Grand Paris : la Vallée-aux-Loups

À Sénart, entrer par la Seine
Le petit plus qu’on vous recommande, c’est de partir de la Seine. En automne, quand les arbres des berges prennent les couleurs de la palette d’automne, le fleuve offre un spectacle à part. On gagne ensuite le domaine régional du Bois Chardon, par lequel on entre dans la forêt de Sénart : la plus belle des portes.
Une fois sous les arbres, deux forêts s’offrent à vous. Les grandes allées rectilignes, héritées de l’époque où Sénart était un domaine de chasse royal, ou les sentiers plus étroits qui mènent aux mares et aux tourbières. Les chênes dominent, mais des parcelles de bouleaux et de pins changent complètement l’atmosphère.
La balade : 16 kilomètres de la gare de Ris-Orangis à celle de Brunoy (RER D). On part de la Seine, on traverse le Bois Chardon puis la forêt, et on ressort au bord de l’Yerres.
À lire : De la Seine à l’Yerres à travers la forêt de Sénart.
À lire : Traversée d’un monument vert, la forêt de Sénart

À Montmorency, sur les pas de Rousseau et au chevet des châtaigniers
Marcher dans la forêt de Montmorency quand l’automne s’y installe, c’est forcément penser à Jean-Jacques Rousseau, qui faisait de la marche en forêt un moment d’exaltation des sens, des émotions et de la raison. Le terrain s’y prête : il monte et descend, les chemins longent les étangs et les ruisseaux, et les points de vue surgissent au détour d’un vallon. Au milieu des bois, les tours du château de la Chasse se reflètent dans l’eau.
On ne peut pas non plus traverser cette forêt sans penser à ses châtaigniers. Ils composent 70 % de ses peuplements et tombent en masse sous les coups d’un tueur silencieux, la maladie de l’encre, que le changement climatique rend implacable. L’ONF abat les arbres atteints et replante d’autres essences, comme le chêne. Il est temps d’aller les admirer.
La balade : la grande traversée d’EYP relie la gare de Groslay à celle de Saint-Leu-la-Forêt (ligne H). Elle fait 19 kilomètres, mais on peut n’en parcourir qu’une partie.
À lire : Une traversée de la forêt de Montmorency.

Au bois de Vincennes, de l’arboretum au château
À l’extrémité sud-est du bois de Vincennes, l’Arboretum de Paris rassemble sur 12 hectares plus de 1 200 arbres de quelque 650 espèces, feuillus et conifères mêlés. Érables, tilleuls, grands chênes et châtaigniers y virent chacun à leur heure. Juste en face, de l’autre côté de la route de la Pyramide, s’ouvre le jardin de l’École Du Breuil, l’école d’horticulture de la Ville de Paris, installée sur l’ancienne faisanderie du domaine royal. On remonte ensuite le bois jusqu’au donjon du château de Vincennes.
La balade : départ de la gare de Joinville-le-Pont (RER A), d’où l’on rejoint l’arboretum et le jardin de l’École Du Breuil. On traverse ensuite le bois vers le nord-ouest jusqu’au château de Vincennes. Retour par la station Château de Vincennes (métro 1) ou la gare de Vincennes (RER A). On peut emprunter le début de cette balade.
A lire aussi : Du bois de Vincennes aux Murs à pêches, une balade dans les jardins cachés de l’Est parisien

À Rambouillet, plonger dans l’océan vert (et orange)
Rambouillet, bien sûr. Cet océan XXL de feuillage, on y vient en automne pour plonger dans la couleur. Mais le plaisir tient aussi aux étangs, nombreux, qui renvoient la lumière et varient le spectacle. Chênes, bouleaux, hêtres : la diversité des essences joue sur un autre registre, celui du contraste entre les feuilles et les troncs. L’écorce blanche des bouleaux tranche sous l’or des feuillages, le fût lisse et gris des hêtres sous le cuivre.
La balade : une boucle à vélo de 30 kilomètres au départ de la gare de Rambouillet (ligne N). Elle passe par le parc du château, les étangs du Coupe-Gorge et du Gruyer, ainsi que par quelques curiosités de l’ancien domaine royal.
À lire : À vélo sur les pistes cyclables de la forêt de Rambouillet, la forêt aussi grande que Paris

À Fontainebleau, forêt martyre de l’été 2026
Fontainebleau, la forêt martyre de l’été 2026, offre quand même, comme chaque année, un spectacle total. Feuillus et résineux se détachent sur les blocs de grès, au-dessus des sentiers de sable ou de terre brune.
En juillet, les incendies ont parcouru plus de 2 000 hectares des forêts domaniales de Fontainebleau et des Trois-Pignons, selon l’ONF. Le massif a rouvert à 80 % à partir du 22 août 2026, mais les Trois-Pignons resteront fermés pendant au moins un an. Avant de partir, vérifiez les zones ouvertes sur le site de l’ONF.
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