Loisirs

Sur les traces du Trans-Banlieue-Express

Si les trains transcontinentaux vous ont toujours fait rêver, rendez-vous le week-end du 28/29 juin pour marcher le long du tracé du futur Grand Paris Express, métro qui reliera les villes de banlieue entre elles en 2030.

Transsibérien, Orient Express, des noms qui fouettent l’imaginaire du voyageur et lui apportent la dose d’exotisme dont il a besoin pour ne pas dépérir. Seul bémol, le dézonage du passe Navigo ne s’étendant pas encore à ces lignes, il est rare que l’on pose ses fesses dedans. Une frustration que l’association A travers Paris vous propose de chasser le temps d’un week-end, les 28 et 29 juin, en randonnant le long du tracé du futur métro du Grand Paris, sorte de Trans-Banlieue-Express censé voir le jour en 2013. A défaut de lac Baïkal et de Bosphore, vous découvrirez des paysages souvent inconnus car bien loin de l’Île Saint-Louis et du jardin du Luxembourg. Et ça, ce n’est pas pour nous déplaire chez Enlarge your Paris.

Marcher sur les préjugés

Quatre parcours seront proposés, avec comme point de ralliement les Ardoines à Vitry-sur-Seine (94). Les départs se feront de Rungis la Fraternelle (94),  Bagneux (92), Champigny (94), Olympiades (13e) pour des promenades d’une dizaine de kilomètres. Une boucle sera également organisée autour des Ardoines tandis qu’une boum viendra clore la journée du samedi avec même la possibilité de camper sur place.

Pour les organisateurs, de jeunes urbanistes, le choix du Grand Paris Express comme fil d’Ariane est à la fois un prétexte et un pied de nez. Car il s’agit bien de montrer que le Grand Paris ne se limite pas à un projet de transport, même d’un coût de 30 milliards, et que la banlieue n’est pas la terre brûlée que l’on se plaît souvent à décrire. Alors, pour partir à sa rencontre, le meilleur moyen est encore d’aller s’y user les semelles.

D’ailleurs, cette première marche en appelle d’autres et s’inscrit dans un projet au long cours baptisé Le voyage métropolitain. L’idée d’A travers Paris est de multiplier les expéditions outre-périphérique pour élargir l’imaginaire parisien et rappeler qu’il n’y a pas que Paris dans la vie. Pas dans la nôtre en tous cas.