Société

« Les élections, c’est la saison des amours »

Ce n’est un secret pour personne, le pouvoir politique c’est très érotique. Plus la présidentielle de 2017 approche, plus nous, électeurs, assistons à une drague à grande échelle de la part des prétendants. C’est le thème de République Erotica, expérience sensorielle à laquelle nous convient (gratos) Karina Ykrelef et l’effeuilleuse Louiza Ventura les 5 et 6 mai à la galerie d’art L’Amour à Bagnolet. Pour l’occasion, Paris derrière, qui explore le Grand Paris coquin, s'est entretenu avec la conceptrice Karina. On vous propose un extrait de l'interview qui est à retrouver dans son intégralité sur parisderriere.fr.

En quoi consiste ta performance ?

Karina Ykrelef : C’est plus une expérience qu’une performance. A travers un strip-tease, des textes mais aussi des morceaux de discours mixés à de la musique, c’est une invitation à revivre les évènements politiques que tout le monde a connu entre les années 90 et aujourd’hui. Nous insisterons bien sûr, sur le traumatisme du 21 avril 2002, histoire de nous remémorer cette rupture en vue des échéances de 2017. République Erotica, c’est une mise en scène sensorielle avec de l’effleurement et une sorte de poésie sexuelle. Louiza Ventura, plastique de rêve, va jouer avec son corps et se livrer à une danse érotique, en incarnant la République.

 

 

Est-ce que cette expérience va mettre en lumière la libido à zéro des français pour leurs hommes politiques ?

Oui, bien sûr, cet élément est sous-jacent. République Erotica est une réflexion collective autour du désir que l’on porte actuellement pour nos dirigeants, un désir qui s’érode. Il suffit de voir les sondages et la forte abstention aux dernières régionales. Face à cette débandade, apparaissent des mouvements comme Nuit Debout qui est une réappropriation de la chose politique par une partie de l’opinion publique. Mais attention, il s’agit de la politique au sens premier du terme, l’organisation d’une société en mouvement, et non de la politique politicienne.

Pour toi, la vie politique est à l’image d’une soirée décadente. C’est ça ?

Nous sommes dans une époque d’ultra-communication. Dans notre société médiatique, les rapports de force passent énormément par la séduction. Les futures candidats s’exposent, sortent les couleurs chatoyantes en vue des élections, la saison des amours (…)

 

La suite est à retrouver sur Paris derrière

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