Société

Antoine et la confiturerie

Boutigny-sur-Essonne : Parce que le "consommer local" ne se résume aux radis noirs que papy cultive au fond du jardin, nous avons envoyé notre reporter Antoine passer un après-midi dans une fabrique à confiotes qui ensucre quasi-exclusivement des fruits franciliens.

Au dessus, sur l’étagère du haut, vous ne trouverez ni vieux bibelots poussiéreux, ni vêtements de naissance mités, mais de délicieuses confitures faites à partir de fruits du coin. Depuis 2000, cette fabrique de confitures artisanales, créée par Nathalie Macker, est installée à Boutigny-sur-Essonne (91). 

D’un coup de cuillère à pot

 C’est en sortant des grands axes encombrés et en parcourant de petites routes entourées de champs que vous la trouverez. Nathalie, toujours très accueillante, a ouvert son labo à EYP le temps d’une journée, histoire de goûter les préparations du bout des doigts… euh non pardon, afin de mettre la main à la pâte (ou plutôt à la confiture) et de découvrir le savoir-faire dont il est question.

 Le temps de discuter un peu, d’écouter attentivement les explications et les règles, et me voilà dans le bain : de la préparation des ingrédients à la mise en pots en passant par la cuisson, je suis dans le secret des dieux.

Ici, les fruits utilisés viennent quasi-tous d’Île-de-France, apportés par les producteurs locaux eux-mêmes. Une fois préparés, ceux-ci passent le plus souvent directement à la casserole, tandis que le surplus est stocké en chambre froide.

 

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Les étapes suivantes sont assurées elles-aussi par la maitresse des lieux, qui dans un balai minuté et rythmé, suit le processus de fabrication six heures par jour, de l’arrivée de chaque ingrédient à la vente du produit final.

Les goûts et les couleurs…

Au dessus, sur l’étagère du haut, c’est une quarantaine de parfums tous meilleurs les uns que les autres ! Et, gros bonus, la recette est indiquée sur les pots, pour que vous puissiez jouer aux apprentis sorciers ! La maison fabrique aussi des sorbets qui valent eux aussi le détour, selon le même processus méticuleux et le même amour que pour les confitures.

La vente de ces merveilles se fait sur les salons gastronomiques franciliens, dans les fermes aux alentours mais aussi, de mi-juin à mi-septembre, sur le lieu de fabrication.