Société

Une ville éphémère qui bouge à Tremblay

Le Grand Roissy, le meilleur terrain pour aller planter sa tente. Une idée saugrenue ? Pas pour l’équipe de Bellastock. La neuvième édition de ce festival d’architecture s’installe à Tremblay-en-France ce week-end : 1000 étudiants en architecture et quatre jours pour monter et démonter une ville éphémère et mobile.

Bellastock, c’est une aventure qui a commencé il y a neuf ans sur le terrain de mamie. « On était étudiants en architecture, on devait penser la ville, construire des bâtiments, mais on ne faisait rien de concret » lâche Baptiste Furic, l’un des quatre fondateurs. Alors pour un projet de fin d’année, ils ont décidé de réunir 150 étudiants. Leur mission : construire leur propre abri pour la nuit, avec des palettes, matériaux de récupération. 

Un festival qui s’exporte 

Aujourd’hui le projet est devenu une association et le festival se multiplie aux quatre coins de la planète : Chine, Grèce, Canada, Danemark, Espagne, Mexique, Turquie… C’est le carton plein.

 

Bellastock c’est une aventure dans le domaine de l’architecture, une exploration des possibles. Leur laboratoire, l’ACTLAB, est niché au cœur de l’Ile-Saint-Denis. Ici, ils récupèrent les matériaux laissés lors de la démolition des entrepôts du Printemps. Le cycle de la matière et son réemploi au niveau territorial est au cœur du projet Bellastock.

Une ville… mobile

Pour sa neuvième édition, le festival demande aux participants de construire et d’habiter une ville éphémère et mobile, s’inscrivant ainsi dans la mutation du territoire du Grand Paris. Le nomadisme serait-il de retour au sein de nos villes ?

 

 

Pour le savoir, il faut se rendre le samedi 16 mai à Tremblay-en-France lors de la transhumance urbaine : le Bellastock se déplacera alors de 2 km, suivant le tracé du futur métro du Grand Paris. L’occasion de venir discuter avec les architectes du futur.

Photos : Alexis Leclercq