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Après adopteunmec, adopteunefriche

Avec adopteunefriche.com, Seiko Watanabe, urbaniste, souhaite mettre en relations propriétaires de friches et start-up ou collectifs en recherche d’un lieu de résidence temporaire.

Le site est sobre. Graphique. Sa vocation simple : mettre en relation collectivités ou sociétés publiques locales propriétaires de friches et start-up ou collectifs pour l’occuper. Par le biais d’une convention d’occupation précaire des sols. Dans un esprit « win-win » : les propriétaires de friches voient leur terrain animé, entretenu, tout en économisant les frais de gardiennage et la laideur d’espaces murés ; les entreprises ou collectifs disposent de terrains à très faibles coûts.

Seiko Watanabe, créatrice d’Adopteunefriche.com rassure les propriétaires de friches qui craindraient que ces résidents temporaires s’incrustent. Si la durée de ces baux varie de quelques mois à plusieurs années, elle offre avec son site un parcours résidentiel en friches… Enfin, l’objectif est de constituer une cartographie des friches, susceptible d’intéresser aménageurs et promoteurs.

 

adopteunefriche

« De par le décalage du cycle économique et du cycle de la construction, la mutation des activités, les règlementation et normes, l’apparition de friches est récurrente et continue, souligne Seiko Watanabe. La ville s’est toujours faite sur elle même, pourtant les friches ont du mal a se régénérer. Il faut les sortir de la notion de stock à résorber et les replacer dans la dynamique qu’elle mérite », poursuit-elle.

« L’avenir appartient aux friches »

Alors qu’entre 40 et 90 000 ha de terre agricole seraient grignotés tous les ans en France, la densification des sols déjà urbanisés est une priorité et les friches industrielles ou urbaines en sont la clé, estime l’urbaniste. Entre 200 à 300 000 friches industrielles sont recensés par l’Ademe sur le territoire, dont 7 500 ha en zone urbaine. L’IAU évaluait à 140 ha la superficie de friches en petite couronne en 2007.

« Amoureux de friches et de leurs potentiels, nous matchons les propriétaires de friches avec des porteurs de projets pour une occupation temporaire ou un projet à long terme, résume Seiko Watanabe. Tout nouveau projet d’aujourd’hui est une friche de demain. Tant que l’adaptabilité du bâti n’est pas prise en compte dans les cahiers des charges des nouvelles constructions, l’apparition de friches est inéluctable, conclut-elle. Parfois douloureuse, souvent gênante, la friche est pourtant un condensé d’opportunité. L’avenir appartient aux friches, nous le croyons sincèrement. »

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Journal du Grand Paris

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